‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 111 sur 191 · Les Tragiques, éd. citée, t. IV, pp · texte numérisé non relu

Les Tragiques, éd. citée, t. IV, pp

2. Poésies religieuses et vers mesurés, éd. Réaume et de Caussade, t. III, pp. 301-303.

... Père plein de douceur, comme aussi juste Roi, Qui de Grâce et de Loi tiens en main les balances, Gomment pourrai-je faire une paix avec toi, Qui ne puis seulement faire trêve aux offenses ? ... Je suis comme aux enfers par mes faits vicieux ; Je suis noir et sanglant par mes péchés, si ai-je Les ailes de la foi pour revoler aux cieux, Et l'eau de Siloé me blanchit comme neige.

Ne déploie sur moi ce grand vent consumant Tout ce qui lui résiste, et ce qu'il veut atteindre : Mais, pour donner la vie au lumignon fumant. Souffle pour allumer, et non pas pour éteindre... ... Tu m'arroses du ciel, ingrat qui ne produis Qu'amers chardons au lieu de douces médecines. Prends ta gaule, Seigneur, pour abattre ces fruits, Et non pas la cognée à couper les racines.

Use de châtiment, non de punition ; Emonde mes jetons, laisse la branche tendre, Ainsi que pour chasser de Pair l'infection, Mettant le feu partout, on ne met rien en cendre.

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