‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 17 sur 191 · PSAUME CXXX · texte numérisé non relu

PSAUME CXXX

Du fond de ma pensée, Au fond de tous ennuis, A toi s'est adressée Ma clameur jours et nuits.

Entends ma voix plaintive, Seigneur, il est saison ; Ton oreille attentive Soit à mon oraison.

Si ta rigueur e^tpresse En nos péchés tu tiens, Seigneur, Seigneur, qui est-ce Qui demourra des tiens ?

Or n'es-tu point sévère, Mais propice à merci :

C'est pourquoi on révère Toi et ta loi aussi.

En Dieu je me console.

Mon âme s'y attend ; En sa ferme parole, Tout mon espoir s'étend.

Mon âme à Dieu regarde Matin et sans séjour, Plus matin que la garde Assise au point du jour...

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