‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 52 sur 191 · AMBROISE PARE · texte numérisé non relu

AMBROISE PARE

Ambroise Paré est né à Laval, en 1517, et mort à Paris, le 20 décembre 1590. En 1536, il se fit recevoir maître barbier-chirurgien et prit, dès lors, du service comme chirurgien dans l'armée du maréchal de Montejan, puis dans celle du vicomte de Rohan. Il acquit très vite une grande notoriété pour son adresse de praticien et ses innovations dans le soin des plaies. En 1552, il fut admis par Henri II au nombre de ses chirurgiens ordinaires. Il conserva la môme place auprès de François 11, de Charles IX et de Henri III. Celui-ci le nomma son valet de chambre et son conseiller et le défendit contre la Faculté de médecine, qui l'accusait d'empiéter sur les droits des médecins. Huguenot fervent, il avait échappé malaisément à la Saint-Barthélémy. Ses œuvres ont été réunies dans un volume in-4 en 1575 et en 1607 et rééditées par le docteur Malgaigne en 1840. Il a revendiqué, pour la langue française, le droit de servir, aussibienque le latin, aux exposés scientifiques: « Pourquoi ne me sera-t-il permis d'écrire en ma langue française, laquelle est autant noble que nulle autre étrangère?... Je n'ai voulu écrire en autre langage, ... ne voulant être de ces curieux, et par trop superstitieux, qui veulent cabaliser les arts et les serrer sous les lois de quelque langue particulière, en tant que j'ai appris que les sciences

sont composées de choses, non de paroles, et que les sciences sont de l'essence, les paroles pour exprimer et signifier. »

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