‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 6 sur 191 · En tête de la traduction des psaumes (1523 et · texte numérisé non relu

En tête de la traduction des psaumes (1523 et

tive Église tous chrétiens et chrétiennes n'étaient autrement instruits de prier Dieu, sinon par la seule écriture et parole de Dieu, comme est ce saint et dévot psautier où sont les louanges, oraisons et cantiques divins. Pour ce, nous admoneste saint Paul: «... J'aime mieux parler en Téglise cinq paroles en mon sens, c'est-à-dire sachant et entendant ce que je dis, afin que j'instruise les autres ; que d'en dire dix mille en langage que je n'entende point ou que ceux auxquels je parle n'entendent point. » Par quoi nous est montré que les apôtres voulaient que chacun entendît ce qu'il priait, et que toute louange et oraison fût toujours adressée à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ;... et qui autrement fait, c'est chose superstitieuse ou humaine et non point de l'ordonnance de Dieu. Ce saint Paul, parlant par l'Esprit de Dieu, nous enseigne prier Dieu, rendre grâces et demander nos pétitions à Dieu en langue qu'on entend... A cette cause, saint Hiérôme a fait en son pays de Dalmatie que tous grands et petits, prêtres et autres, ne fissent oraisons ou prières à Dieu, sinon en langue dalmatienne. Pourquoi donc ne priera le peuple en ce royaume et toute autre nation, selon la langue du pays, en entendant ce qu'il prie et les grâces qu'il rend à Dieu et les demandes qu'il lui fait ?

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