‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 60 sur 191 · THEODORE DE BÈZE · texte numérisé non relu

THEODORE DE BÈZE

Théodore de Bôze est né à Vézelay, le 14 juin 1519, et mort à Genève, le 13 octobre 1005. Il étudia à Orléans, où Melcliior Wolmar jeta dans son esprit les premières semences des idées nouvelles. Il aAait commencé parfaire du droit. C'est alors qu'il composa ses Poemata juvenilia, qui ne sont guère qu'un jeu d'imagination et qui furent publiés en l')48 sans son consentement. A la suite d'une maladie grave, il décida de vivre désormais selon les préceptes du pur Évangile et se rendit à Genève (1548). H n'y resta pas et accepta une chaire de grec à Lausanne, De retour à Genève en looS, il y devint pasteur et, en môme temps, professeur de théologie dans l'Académie naissante. Il est dès lors mêlé à tous les débats politiques et religieux de son temps. Il prend une part de premier plan au colloque de Poissy (1561). Après la mort de Calvin, il lui succède daus la plupart de ses charges, et, pendant près de quarante ans, est le principal chef du protestantisme réformé à Genève et en France. En 1571, il préside le synode de la Rochelle. La France prolestante de Haag (t. II, pp. 520-540) donne la bibliographie de ses œuvres. Citons : Abraham sacrifiant, tragédie française (i^ô^O); — De haereticisa civili magistratu puniendis fl554), traduit en français sous le titre de Traité

de Vautorité du magistrat en la punition des hérétiques (1560), et qui est une défense de l'intolérance; — l'Histoire ecclésiastique des Eglises réformées au royaume de France (1380). 11 a complété le psautier huguenot, en y ajoutant, traduits par lui-même, plusieurs psaumes omis par Marot. On est d'accord pour lui attribuer le traité Du Droit des magistrats sur leurs ^uje/s, dont nous citons quelques pages. Sa langue est moins vigoureuse que celle de Calvin, mais sa syntaice est plus souple et peut-être plus disciplinée.

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