RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE EN BOLIVIE DES TRIBUS INDIENNES
La population indigène es! disséminée partout sur l'immense
territoire de la Bolivie ei constitue l'élément rural de la majorité des lieux habités. Sa distribution géographique actuelle peut être indiquée succinctement de la manière suivante, en suivant les grandes lignes de la classification de D'Orbigny :
i° Les Andins;
20 Les Pampéens;
3° Les Guaranis;
4° Les populations du Chaco bolivien.
A un point de vue général, il convient de déclarer tout de suite qu'il faut ramener les noms des tribus à leur véritable valeur. Beaucoup de ces noms ne sont pas des noms de tribus proprement dits, mais des appellations qu'on donne aux Indiens ou qu'ils se donnent eux-mêmes le plus souvent d'après le nom de la rivière sur les bords de laquelle ils habitent. Les ïtenez, les Olukes, les Itonamas, par exemple, vivent sur les bords des rivières de même nom. delà ne veut pas dire qu'ils appartiennent à une autre race ou à une autre tribu que d'autres Indiens vivant sur les bords d'une autre rivière voisine ou éloignée.
J'ai fait suivre cet exposé d'une série de photographies pittoresques, toutes inédiles, recueillies par les divers membres de la Mission ou offertes par quelques-uns de nos amis. Elles permettront de faire connaissance avec les populations que la Mission n'a pas mesurées et compléteront nos renseignements sur celles qu'elle a étudiées en détail.
ï. LES ANDINS.
Les Andins s'étendent de la côte à la partie montagneuse comprise entre les deux ramifications des Andes vers les contreforts et les vallées formées par la Cordillère royale et une grande partie de la zone Nord-Est. Ils se divisent en deux rameaux : a. le rameau péruvien, et h. celui des Andins du Nord on Antisiens.
a. Rameau péruvien.
Le rameau péruvien est composé des nations aymara, qnéchua, chango et atacama. Il s'étend sur le versant oriental de la Cordillère extérieure et entre ce versant et ceux de la Cordillère royale.
1. Les Aymaras s'étendaient autrefois, ainsi que je l'ai déjà dit, depuis Ayaviri jusqu'à Caracollo; à l'Est, ils occupaient les montagnes des contreforts andins; à l'Ouest, les Sierras Nevadas et les vallées neigeuses qui vont jusqu'à la côte du Pacifique.
Actuellement, ils habitent du 1 5e au r»oe degré de latitude Sud, c'est-à-dire depuis la province de Tinta, dans le département d'Aréquipa au Pérou, jusqu'à la rivière de Paria, dans le département d'Oruro en Bolivie. De l'Est à l'Ouest, ils occupent une zone de six degrés de large, depuis le parallèle 69 jusqu'au parallèle 7 5 de la longitude Ouest de Paris. Ils occupent le plateau des Andes, son versant occidental jusqu'à la côte du Pacifique, et le versant oriental jusqu'au commencement des vallées qui forment la plaine. Au Nord, ils sont voisins des Quéchuas;à l'Est, des Tacanas, Apolistas et Mocéténès, connus également sous le nom générique de Chunchos. Au Sud et au Sud-Est, ils touchent les Charcas ou Quéchuas de Cochabamha et de Potosi. A l'Orient et au Sud-Est, ils soûl bornés par les Chinchas de Tarapaca.
Les principales tribus aymaras sont les Omasuyos, Pacajes, Swasicas, Larecajas, Carunijas et Yuncjas.
PHOTOGRAPHIES COMMUNIQUEES l'Ali M. L. GALLAND.
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Fig. 3. — Ajmara porteur de charges. La Paz.
Fig. /|. — Domestique a\mara.
Fig. 5. — Domestique aymara.
Fig. (j. — Domestique a
PHOTOGRAPHIES COMMUNIQl'EES PAR M. L. GALLAND.
Fig. 7. — Porteur d'eau. La Paz.
Vue de trois quarts.
Fig. 8. — Le même porteur d'eau de La Paz. Vue de face.
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F'ig. g. — Porteur d'eau. La l'a/.
Fig. 10. — Aymara i\i- La Pa/ portant un crucifix un jour de procession.
r ig. i i. — Ouvrier terrassier a vin ara employé aux fouilles de la Mission, à Tiahuanaco.
pjnr, n, — La lé te du sujet ci-contre, agrandie quatre fois, sans retouch
CORREGTDORES AYMAR AS.
c o r. r i: ( ; 1 1 ) o ii k s a y m a h a s.
\ï M Mi \S.
Aï M un.
Cliché .le M. J. B. V
Jeune garçon aymara ( domestique = c/mta en langue aymara) originaire de la ville de La Paz (Bolivie).
Observations. — Son cosluuie se compose d'une chemise de coton, d'un gilet et dune veste de drap généralement de couleur sombre) bien boutonnée et serrée aux bras. Ses jambes sont recouvertes : i" «l'un caleçon; :>." d'un pantalon à la housarde ouvert sur le côté. Ce pantalon est doublé avec de la grosse loile. La semaine, il retourne son pantalon pour ménager le drap et on ne voit que la doublure. Les dimanches et jours de fête seulement, il montre le drap de son pantalon. La tête est couverte d'un bonnet de laine bariolé, par-dessus lequel il met son chapeau. Les pieds sont nus et chaussés de sandales.