‹ Anthropologie bolivienneChapitre 18 sur 199 · PHOTOGRAPHIES PITTORESQUES · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIES PITTORESQUES

U CHERVIN.

Photogravure Chauvi i i i C1'

QUICHUAS

de la Tribu de Mamani (district de Yura).

Planche 8.

Photographies Pittoresques.

Clichés de M. K. Sénécbal de la Grang

l> CHERVIN.

Photogravure Chadvet et C1

QUICHUAS

de la Tribu de Mamani (district de Yura)

Pla.nche 9.

Photoghai'Hies Pittoresques.

Cliché de M. E. Sénéchal ue la Grange.

Ii CHERVIN.

l'Iinl.iL'rrn lire Ciiai mi i i C1'

QUICHUAS

LES ANDINS. 49

3. Les Changos habitent le littoral du Pacifique, entre les 2 2'' et 2 0' degré de latitude Sud. Ils sont peu nombreux et vivent exclusivement de la pêche. Les fouilles faites par la Mission dans différentes sépultures de l'anse de Chimba ont fourni des squelettes (voir t. III, photographies craniométriques, pi. 45 et 46), des objets de pêche et notamment des harpons ingénieusement confectionnés. D'après d'Orbigny, les Changos appartiennent tout à fait au rameau péruvien. Mais leur nez petit, élargi aux narines, étroit à son extrémité et presque jamais aquilin, semble indiquer qu'ils établissent la transition des Aymaras et des Quéchuas aux Araucanos du Chili.

4. Les Atacamas occupent le versant occidental des Andes, au nord des Changos, entre le 19e et le 22e degré de latitude Sud. Ils sont pêcheurs et agriculteurs. Grâce aux fouilles faites par M. Sénéchal de la Grange à Calama, importante oasis du désert d'Atacama, nous possédons des éléments archéologiques et anatomiques de grande valeur (voir t. III, photographies craniométriques, pi. 47 à 56) , qui seront publiés dans les volumes de la Mission.

Les Changos et les Atacamas vivent dans la région connue sous le nom de désert d'Atacama et célèbre par son manque absolu de pluie. Il en résulte que l'air y est si sec, que les corps trouvés dans les sépultures sont momifiés naturellement. A l'heure actuelle, ces régions sont très peu peuplées et ces populations tendent à diminuer en nombre. A en juger par l'abondance des sépultures découvertes par M. Eugène Sénéchal de la Grange, Calama a dû être autrefois un point très fréquenté. C'est encore à l'heure actuelle une oasis qui donne d'abondantes récolles de luzerne à cause des irrigations provenant de la dérivation des eaux du rio Loa. Mais, au dire de M. Courty, il est à peu près certain que des cours d'eau très abondants arrosaient Calama aux époques préhispaniques, ainsi qu'en témoigne l'épaisseur considérable de tufs de précipitation chimique qui s'y sont déposés.

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