LA MONTERA
Fig. 10G. — Coiffure : la « moulera ». Fcmmo. de Tialmanaco avre la «montera.»
[Voir la description ci-contre, |>. 171, cl page y celle de D'Orbigny.)
172 QUESTIONNAIRE A NTII ll()IM)|,w; 101 E.
E. — Vêtements et chaussure.
1. Est-on vêtu on non ? — R. Non seulement le vêtement existe , mais ilest nécessaire surtout quand la température est froide en hiver dans les mois de mai, juin , juillet et août.
2. Le vêtement est-il un vêtement de pudeur on de protection ? — R. Le vêlement est de pudeur et de protection.
3. La forme, du vêtement varie-t-elie suivant les sexes? - — R. // varie suivant les sexes.
4. Quelles matières emploie-l-on à la fabrication des vêlements? Sait-on coudre? Comment sont fabriqués les aiguilles el le fil? — R. Les vêlements sont en laine; ils sont tissés, puis cousus, avec des fils de laine; les aiguilles employées pour coudre sont de (jrandes aiguilles en acier nommées yauri, semblables à celles que l'on emploie en Europe pour coudre les sacs.
5. A qui incombe le soin de fabriquer les vêtements? — R. Le soin de fabriquer les vêlements incombe spécialement aux femmes, sauf les chapeaux, que fabriquent les hommes.
6. Quel est le vêlement habituel? Est-ce un vêtemenl de peaux d'animaux, de fourrures ou au contraire d'étoffes? — R. Le vêtement habituel de l'Indien est tissé avec de la laine de mouton , de llama oud'alpaca. C'est l'Indienne qui file el lisse les vêlements de la famille. Celui de l'homme se compose d'une chemise avec manches el d'un pantalon court attaché à la ceinture. L'Indienne porte aussi une chemise avec manches, la chemise csl plus longue, el une pièce d'élofjc carrée, entourée et attachée à la taille qui lui sert de jupe , c'est le haxo; sur les épaules, elle porte épingle le quipe. Le lien généralement adopté pour attachera la ceinture le pantalon ou la jupe est la fronde. (Voir la ftg. ioy.) La forme des vêlements est variable suivant les localités qu'habitent les Indiens.
7. A quel Age commence-t-on à se vêtir? — Pi. Jusqu'à l'âge de 5 à 6 ans les petits Indiens ne portent qu'une chemise.
8. Quels sont les vêtements de luxe? — R. // n'y a pas de vêtements de luxe; l'Indien el l'Indienne mettent un vêlement neuf pour leur mariage.
9. Y a-t-il des différences de vêtements suivant la classe ou la profession? — R. // n'y a pas de différence de vêtements pour distinguer la classe on la profession. Le chef ou curaca porte un bâton avec ornements en argent.
10. Quel est le mode de chaussure ordinairement employé? — R. Les Indiens marchent pieds nus ou avec des sandales de cuir attachées à la cheville. une des courroies passant entre le gros orteil el le doigt suivant et servant à la fixer au pied. Les sandales se nomment ojotas. Très souvent ils les tiennent à la main pour ne pas les user. L'Indien a la plante des pieds très dure et ne craint pas de marcher sur les cailloux.
Cliotié .le M. Louis Saonii
Fig. 107. — Costumes cl homme et «Ii- femme Quechuas de Tocarji (vallée du Rio Panagua) ( \ oir i:i description ci-contre, p. 172.)
OUKSTlONNAinK ANTHROPOLOGIQUE.
F. — Danse.
1. Danse-t-on? Si oui, la danse est-elle pratiquée par un se\e plutôt que par l'autre? — R. La danse est pratiquée indifféremment par les hommes ou pur les femmes , selon les eas. La danse consiste en une espèce de promenade en trottinant; souvent elle se termine en formant un cercle, comme dans la f (jure 108.
Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, tout le monde tourne lentement en rond. Les hommes portent un vêtement sur lequel sont ajustées des ailes de condor avec application de petits miroirs. Les femmes tiennent à la main de petits drapeaux de différentes couleurs qu'elles agitent en les faisant tournoyer au-dessus de leur tête.
Fig. 108. — Danse chez les Indiens quéelmas. Tocarji (vallée du Rio Panagua).
2. Quel est le caractère de la danse? Y a-t-il des danses de guerre, de chasse, d'amour, des danses religieuses, des masques ou ornements spéciaux pour la danse, etc.? — R. Les danses varient suivant les circonstances : danses religieuses devant les processions avec accompagnement de fiâtes et de bombos [grosse caisse); c'est toujours le même pas, en trottinant; danses guerrières au carnaval; danses spéciales pendant les semailles.