GAMME
Flûtes de Sicuris lr. I
leurtonalité et leur extension
Les 2 Flûtes réunies dans la gamme .
On joue avec les 2 à la fois. u Hm #- fl*.
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2. Quel est le caractère du chant? Esl-il gai ou tristeP Quels sont les sujets habituels des chants? — H. a. Le rythme est souvent irrégulier et se rapproche des airs quise jouent dans les Antilles : Cuba , Porto-Rico, etc., caractérisé par la mesure 6/8 (voir les morceaux ci-après, pages 180 et suivantes) ;
h. Les mesures généralement adoptées sont les 3/4 et 2/4, alternant parfois dans le même morceau;
c. Tendance à commencer un air par le ton mineur et le finir en majeur avec changement brusque vers la fin de la phrase, sans préparation harmonique. I remarquer que ces passages correspondent avec la tonalité des Jliiles de Sicuris (flûtes de Pan) dont la première octave finit par la tonique augmentée d'un demiton, en revenant dans la deuxième octave sur la première note , qui est la tonique;
(I. Enfin , l'emploi des Ions mineurs donne aux airs une allure plutôt triste.
e. Les sujets habituels sont des chants d'amour.
WTHltoroi.OI.IE l-.OLIVIENNK. — I.
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.'5. Y al il des instruments de musique? Si oui, sont ils à percussion, à vent, à cordes;' Quelle est leur structure? A-t-on une gamme majeure ou mineure, de combien de notes? — R. L'Indien a plusieurs instruments de musique : a. Instrument à percussion : le bombo, suite de (/rosse caisse; b. Instrument à cent : la flûte, dont il y a plusieurs types : jlûtes de Pan [voir fig. 110) douilles (les petites se nomment, cri quechua, rekinto, et les (jrandes , sihuenta) ,Jlâtes de gros dianiètre , Jldtcs sans bec. Les Indiens, mais surtout les Cholos métis, jouent
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Fig. i 1 1. — Indiens Sicuris, joueurs de llùles en costume de carnaval.
aussi d'une petite Jlute appelée quena, qui rend des sons très tristes. Quand l'Indien voyage seul, il porte toujours avec lui sa Jlute, dont il joue en marchant pour égayer sa solitude. Les Indiens soufflent également dans des sortes de cors faits avec des cornes de bœuf, et qu'on appelle poutoutou en aymara. Dans certains endroits, aux environs de Tupiza, par exemple, et à certaines fêles les Indiens soufflent dans des espèces de trompes faites d'un long bambou avec une ouverture sur le côté et terminées par le cuir séché d'une queue de bœuf. Cela rend des sons à peu près comparables à celui du cor des Alpes, c. Instrument à cordes : le charango, espèce de minuscule guitare à trois cordes, construit parfois avec une carapace de tatou. Cet instrument est plutôt joué par les Cholos (voir fig. 112).
En carnaval, les principaux airs sont ceux des Sicuris (joueurs de /lûtes , voir jig. 111), qui sont aussi bien Quéchuas ou Aymaras et dansent tout en jouant de la flûte; des calliahuallias (guérisseurs et vendeurs de drogues) [voir fig. 116]; des
MUSIQUE
llameros ou conducteurs de Hamas , <jui font tourner leurs frondes; des chunchos ou sauvages, vêtus avec des ornements en plumes; et enfin des diablos ou diables , avec des masques grotesques et des queues; ceux-ci ont presque toujours avec eux deux personnages figurant l'un un ours, l'autre un condor.
Fis;. 112. — • Joueur de charant'o. Quechua de IWlolo, près Polosi.
4. Quel est le sexe le plus adonné à la musique? Y a-l-il des chanteurs <>u des musiciens de professionP K. L'homme seul joue d'un instrument,
jamais la femme; celle-ci chante seulement. Il n'y a ni musiciens ni chanteurs de profession.
TRANSCRIPTION DE QUELQUES MORCEAUX DE MUSIQUE RECUEILLIS PAR LA MISSION.