‹ Anthropologie du Mexique (volume 2)Chapitre 9 sur 18 · G AM PE GUE · texte numérisé non relu

G AM PE GUE

Largpiu' au détroit supérieur

io 5

Largeur- au niveau do l’extrémité inférieure do la surface auriculaire. . . .

Largeur en arriére, au sommet, des apoplijses Iranisverses

Largeur maximum (face supérieure)

Hauteur du sacrum

Floche

loG

Membre inférieur. — Le fémur mesure hUi millimètres de longueur; la tête et le col n’oflVent rien de particulier à signaler. La convexité fémorale, mesurée par la plus grande perpendiculaire obtenue en promenant le long de la diaphyse du fémur posé à plat une équerre avec curseur, atteint 62 millimètres. La diaphyse est relativement mince : sa largeur et son épaisseur au point d’élection sont égales et ne dépassent pas 27 millimètres; l’extrémité inférieure atteint 80 millimètres de largeur maximum. La rotule en a /n .

Le tibia, très comprimé latéralement, ne dépasse point 22 millimètres au niveau du trou nourricier; l’épaisseur à la même hauteur en mesurant presque 38 , l’indice du plalycnémisme tombe au chiffre très minime de 58 ou environ. La longueur du tibia est de 882 millimètres, ou de 364 si l’on déduit la malléole interne; par suite, l’indice tibio-fémoral est de 86.6 ou de 82.6, suivant que l’on emploie l’une ou l’autre méthode de mensuration.

Le péroné tend à prendre quatre faces au lieu de trois. Le pied mesure environ 28 centimètres; le calcanéum fait une saillie relativement considérable, mais la voûte torsienne demeure élégamment arquée.

Squelette féminin de Yucatéque. — Le squelette féminin de la collection Fuzier atteint seulement 1 mètre hh de hauteur; il a par conséquent 7 millimètres de moins que celui de la collection Boban qui a été décrit plus haut L

Colonne vertébrale et cage thoracique. — L’examen de ce squelette donne lieu aux mêmes observations que celui du sujet masculin, en ce qui concerne la morphologie

‘ Voir plus haut, p. 19 et suiv.

ZOOLOGIE DU MEXIQUE. l" PARTIE.

LMPHLMERIE NATIONAI.K,

l!i ZOOLOGIE DU MEXIQUE.

des vertèbres cervicales et lombaires. La cage thoracique est moins haute, plus large et plus aplatie d’avant en arrière.

Membre supérieur. — La clavicule ne dépasse pas 1 7 millimètres de largeur à son extrémité externe. L’omoplate mesure i 48 millimètres de hauteur totale à droite et 1 39 à gauche; elle a 80 millimètres de largeur. L'indice scapulaire s’abaisse, par suite, au chiffre exceptionnellement réduit de 55 . 80 L Lmd^ce sous-epineux est relativement moins faible (79. o5^), ce qui nous montre que c’est le développement exagéré de la portion sus-épineuse de l’os qui contribue principalement à produire lécart qui vient d’être signalé.

L’humérus, dont la longueur est de 278 millimètres seulement, est relativement robuste. U mesure 19 millimètres à la diaphyse et 5 ^i millimètres et demi a 1 extrémité inférieure. Sa cavité olécranienne est perforée d’un large trou, qui mesure à droite 6 millimètres de large sur 3 de haut et atteint à gauche b millimètres dans un sens et 3 dans l’autre. Le radius et le cubitus ont, l’un 218, l’autre 287 millimètres; le rapport centésimal | s’élève à 78.^1.

Bassin. — Le bassin est à la fois fin et robuste, comme celui de l’homme. L’aile iliaque est même plus épaisse et moins transparente. La largeur maximum au niveau des crêtes est de 288 millimètres; au niveau de la partie supérieure des ischions, le bassin mesure xkb millimètres, etc. Les diverses mensurations auxquelles se prete la ceinture pelvienne sont d’ailleurs reportées, dans les tableaux qui précèdent, a coté des mensurations correspondantes du sujet masculin de même provenance décrit plus haut.

Membre inférieur. — Le fémur est long de Sqi millimètres, sa convexité correspond à 5/1 ou 55 millimètres. La diaphyse est mince, mais sensiblement moins épaisse (^22 millimètres j que large (26 millimétrés^ ; lextremite inferieure ne dépassé point

66 millimètres; la voûte en a seulement 3 i.

Le tibia est platycnémiquc à 62 ou environ (dimension au niveau du trou nourricier : 18 millimètres sur 99)5 1^ longueur de los, en y comprenant la malléole, est de 821 millimètres; elle se réduit à 3 i 0, si l’on déduit cette apophyse. Par suite l’indice

' Par une singularité véritablement remarquable, les brachycéphales mexicains fournissent ainsi simultanément les extrêmes des indices scapulaires connus, puisque la femme de Tlaltelolco dépassail de 2.07 le sujet le plus accentué h ce point do vue de tons ceux que Broca avait mesurés, tandis que la femme de Campêche reste de i.fiA au-dessous de l’individu le moins accusé à ce môme point

de vue dans les séries d’observations du même auteur. (Cf. P. Bi’oca, Sur les indices de largeur de l’omoplate chez l’homme, les singes et dam la série des mammifères [B«d/. Soc. d’anlhrop. de Paris, 3 ' série, 1. 1 , p. 85 et 88, 1878].)

^ Les tableaux de Broca mentionnent trois sujets exotiipios, sur seize, dont l’indice est plus faible que celui de la Vucatêque. {Ibid., p. 92.)

tibio-fémoral égale 8i.^ ou 78.6, Le péroné a 3 i 8 millimètres de longueur. Le pied dépasse 90 centimètres et offre les mêmes caractères que celui de l’homme '.

Mesures prises sur seize Yucaleques de Çaukal el de Papacal. — Les caractères extérieurs de la population du Yucatan, dont la fouille de Campêche nous a permis d’étudier l’ossature, ne sont connus jusqu’à présent que par deux séries d observations prises parM. D. Charnay à Mérida.

La première porte sur huit sujets de Çaukal, la seconde comprend huit autres sujets de Papacal. Ces seize individus, dont notre voyageur a rapporté les portraits de face et de profil, en même temps que les mesures consignées aux colonnes h et 5 du tableau de la page Ao, ne diffèrent des Mixtèques, dont ils se trouvent ainsi rapproches, que par une taille plus élevée d’environ A centimètres et qui se répartit presque également entre le tronc et la tête d’une part, les membres inférieurs de l’autre, tandis que chez les Mixtèques la proportibn des derniers à l’ensemble est seulement de A 7 p. 100. Les rapports des diverses régions du corps à la taille varient à peine d’un groupe à l’autre; toutefois la grande envergure est proportionnellement un peu plus considérable chez les Yucatèques : au lieu de dépasser la taille de 76 millimètres, elle l’emporte de 196. L’indice céphalique est de 8 A. 68 ; la circonférence horizontale, de 5A9 millimètres, etc."

Portraits de Yucatèques. — Les photographies de M. Charnay nous apprennent en outre que les Yucatèques de Papacal et de Çaukal ont une chevelure épaisse et raide, de couleur foncée, plantée généralement assez bas sur le front; des yeux relativement petits, fendus horizontalement et parfois un peu obliques; le nez mince et droit ou même aquilin; les pommettes presque toujours bien indiquées, mais modérément saillantes;’ des mâchoires vigoureuses, aux angles souvent bien prononcés; de la barbe a la lèvre supérieure et même au menton, habituellement carré et massif; peu de prognathisme et une brachycéphalie plus ou moins accentuée. Le tronc est large et robuste, le bassin bien proportionné ; mais les membres sont plutôt grêles et les extrémités fortes et massives.

L’ensemble de ces jeunes soldats rappelle, en somme, assez bien certains Mixtèques et surtout certains Zapotèques de la collection Maler décrits plus haut. Mais il se trouve, dans la série, des sujets plus grands, plus robustes et plus lourds, qui représentent un élément particulier, brachycéphale aussi, mais assez différent, à bien des égards, pour mériter d’avoir ici sa place bien à part. C’est à l’intervention de cet élément ethnique que sont dus probablement les quelques traits particuliers signalés au cours des descriptions anatomiques qui précèdent.

‘ Voir plus haut, p. 78. — Voir le tableau, p. /to.

Sommaire. — Les Indiens de l’intérieur de la péninsule Yucatèque. — Tête de l’île Flores. — Crânes des montagnards de la haute Vera-Paz. — Portraits d’indiens de divers cantons du Guatéraala. — Les Zacatépèques.

Indiens de l’intérieur du Yucatan. — Les re'glons orientales et centrales de la péninsule nourrissent un certain nombre de tribus restées indépendantes, en majorité de race maya et rentrant, par conséquent, dans un groupe ethnique que nous étudierons plus loin.

Certains indices autorisent toutefois à admettre que, chez ces peuplades aussi, a persisté, dans une certaine mesure, le type inférieur reconnu par M. Gharnay à TikuP.

La Société de géographie de Paris possédait, par exemple, dans ses collections ethnographiques récemment offertes au Musée du Trocadéro, une tête de statue eu terre cuite lustrée, haute de 12 centimètres, recueillie au milieu du Peten, dans File de Flores, par le colonel Galindo^, et dont certains détails reproduisent, en les exagérant d’une manière grotesque, ceux de la description que nous avons empruntée cidessus à M. Désiré Gharnay.

Tête de l’île Flores. — Cette tête, dont la planche LX du tome XXV de VArchœologia représente fidèlement l’aspect^, est remarquable par son crâne globuleux, son nez dilaté et fortement retroussé, sa bouche largement fendue et ses pommettes anguleuses. Le personnage figuré sous ces traits inusités est coiffé d’une calotte à cornes galonnée en avant, et porte des disques à pédicule implantés dans les lobules fortement dilatés de ses oreilles.

Crânes de montagnards de la haute Vera-Paz. — Nous ne savons rien autre chose de l’anthropologie de la région du Peten; mais nous connaissons, grâce à M. le docteur Mario Padilla, le type ethnique des Indiens de la haute Vera-Paz'*.

Le Muséum d’histoire naturelle a reçu en effet de ce voyageur, dès 1862, six crânes provenant de la Sierra de ce nom. Ces pièces, étudiées par M. Prûner Bey^ et par nous-même®, diffèrent peu, en moyenne, de celles de Campêche dont il vient d’être question. Les différences entre les deux séries tendent toutes d’ailleurs à rap-

' Voir plus haul, p. 68.

- Musée d'ethnographie. Inveulaire, n” iq-a8i.

’ Cf. J. Galindo (Colonel), A short Account of some Antiquilies discovered in the District of Peten, in Central America (The Archieologia , vol. XXV, p. 670, pl. IX).

* La Sierra de Vera-Paz est une petite chaîne de mon-

tagnes, coui’ant de l’ouest h l’est et limitant du côté du nord le hassin du Rio de la Pasion.

^ Priiner-Bey, Résultats de craniométrie (Mém. de la Soc. d’anthrop. do Paris, t. II, p. â3a, tabl. 9, i865).

® Crania ethnica, p. 466 et âôy et pl. LXIX, fig. 3 et h.

procher davantage les Indiens de la Sierra des plus anciens habitants connus de FAnahuaé. La capacité moyenne chez les cinq hommes que nous avons examinés ne 1 emporte que de 5 centimètres cuhes; le diamètre antéro-postérieur est le même dans les deux séries, et les écarts entre les diamètres transverse et vertical se compensent exactement. Les mesures de la face sont également assez semblables, en general; les dimensions verticales l’emportent toutefois un peu chez les Indiens de la Vera-Paz, qui ont toutes les mesures de hauteur un peu plus grandes que les mesures correspondantes prises sur ceux de Gampêche. Mais, comme la face est aussi un peu plus large chez eux, 1 indice facial ne monte cjue de trois centièmes environ (70. 5 o); 1 indice orbitaire s’élève à 97. et l’indice nasal s’abaisse à A6.99 L

Le crâne d’Indienne qui complète la collection Padilla est exceptiorinellenieiit petit ; sa capacité ne dépasse point laSo centimètres cubes, sa circonterence horizontale est seulement de Ayo millimètres; tous ses indices crâniens s’élèvent; scs indices orbitaire et facial sont au contraire sensiblement inférieurs à ceux des femmes yucalèques de la collection Fuzier^.

Portrails d’indiens de divers cantons du Gnalémala. — Zacatépèques. — H est vraisemblable qu’une certaine partie de la population du Guatéinala appartient au type dont les régions centrales de la presqu’île viennent de nous fournir des spécimens. Nous verrons plus loin que cette portion de l’Amérique centrale a reçu, au début de la période historique, des immigrations venues du Nord et que nous rattacherons aux peuples huaxtèque et toltèque. Quand ces étrangers sont arrivés, les uns après les autres, en Guatémala, la contrée était hahitée, et tout porte à croire que les indigènes étaient alors les mêmes que nous trouvons aujourd’hui rélugiés dans les hautes vallées du pays et dont la collection Padilla vient de nous permettre de fixer le type céphalique.

.luarros appuie une manière de voir assez analogue à la nôtre sur le nombre et sur la diversité des langues des naturels actuels du Guatémala, lesquels prouvent, a ses yeux, rr qu’ils descendent nécessairement de nations distinctes^».

Le type des indigènes varie d’ailleurs considérablement d’un canton à l’autre. Nous avons sous les yeux une série de trente épreuves photographiques de Guatémaltèques rassemblées par AL Alph. Pinart et offertes par ce correspondant au Muséum d’histoire naturelle. Les physionomies des quatre-vingt-dix indigènes que ces épreuves représentent appartiennent à des types bien divers ; l’un des mieux caractérisés se rapproche

‘ Voir pour plus de détails le tableau delà page 69, pliysionoinie; nous reviendrons plus loin sur cette peucol 1 et 3 . plade à l’occasion des Mayas-Qniclie's.

^ Les Lacandons de la rivière Uzumaçinta, photo- “ Juorros, Compemllo de la Hkloria de la ciudad de graphiés par M. I). Charnay, n’ont pas du tout la même Guatemala, 1818, in-8°, t. 11 , cap. 1.

visiblenieiit, à nos yeux du moius, de celui des montagnards de la Mixlèque, etc., étudie's dans le cours de notre quatrième chapitre L

Nous mentionnerons brièvement à titre d’exemples un portrait de lèmme de Hueliuetenango et plusieurs portraits d'hommes de San-Pedro-Ampucal et de los Altos, pour insister davantage sur la fréquence du type chez les Zacatépèques.

Cette j)etite population, cantonnée dans le haut pays, à l’ouest de Guatémala, est tout particulièrement remarquable par les l'essemblances quelle présente avec les Otomites, dont elle a la physionomie extérieure, comme elle en possède d’ailleurs en partie les habitudes et les mœurs.

‘ Suivant Juarros {op. cil., l. i, ji. 97 cl 98 ), les a, en outre, cinq piieblos de Masaguas en Guatémala et

Indiens des paroisses de Yayanlèque et de Conguaco en l’on peut se demander avec Buschinann si ce nom n’est

Guatemala parlent le pupuluca, c’est-à-dire une langue pas à rapprocher de celui de Matzaliua. (Voir plus haut,

de ce groupe chocho dont il était question plus haut. 11 y p. 38.)

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