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CHAPITRE III

I|e la Vie végétative dans l'Animal, et par conséquent dans l'Homme.

SECTION PREMIÈRE

ne Ma Vie végétative en générai.

Cette espèce de vie, comme celle qui précède et celle qui va suivre, doit être décrite plus longuement dans la Philosophie de la Nature. Il suffira d'en indiquer ici les points principaux, en tant qu'ils se rencontrent dans l'homme.

On distingue ordinairement les végétaux des animaux par l'absence de nerfs, de muscles, et de cavité digestive.

Du reste, leur composition est la même. Leur corps a pour base le tissu cellulaire, simple chez un petit nombre, et transformé en vaisseaux et en glandes de toutes sortes dans la plupart.

Les organes formés par ces éléments fondamentaux sont très-nombreux, et concourent aux deux grandes fonctions de la nutrition et de la reproduction.

L La nutrition est beaucoup plus simple dans les plantes que dans les animaux. Les matières alimentaires y sont plus immédiatement assimilées; elles exigent par conséquent moins d'élaboration, de transformation : aussi les plantes n'ontelles ni canal digestif proprement dit, ni glandes salivaires, ni estomac, ni foie.

Les organes qui servent à la nutrition de la

DE LA VIE VÉGÉTATIVE. oGO

plante sont îa racine, la tige, les bourgeons, les feuilles, et d'autres encore, mais accessoires, tels que les stipules, les vrilles, les greffes, etc.

La sève est le principal agent de cette fonction; elle sert de véhicule aux matières nutritives puisées au-dehors.

La nutrition s'exécute par l'absorption, l'élaboration, l'assimilation, la respiration, et la transpiration.

IL La plante se reproduit aussi d'une manière analogue aux différents modes de reproduction de l'animal.

On distingue dans cette fonction quatre moments : la déhiscence, la fécondation, la fructification, et la germination.

On classe les plantes de plusieurs manières : trois systèmes, celui de Tournefort, de Linnée, et de Jussieu, ont été successivement adoptés.

Il serait facile de faire ressortir un grand nombre d'analogies entre les organes et les fonctions de nutrition et de génération des plantes et des animaux, quoique les noms soient différents d'un règne à l'autre : ces analogies seraient très-propres à mettre en évidence l'unité de plan de la nature. Mais c'est là, je le répète, un travail qui rentre dans la Philosophie de la Nature.

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SECTION DEUXIÈME

tien Fiinctions fie la Ile attititale végétative ou fie eonservatifin.

La vie végétative se rencontre déjà tout entière dans l'animal, de même que celle-ci se trouve déjà dans l'homme. L'animal ne diffère donc de la plante que, 1'' par la sensibilité et la locomotilité; 2^ par des modes ou des degrés divers dans les fonctions végétatives. Encore ces différences ne deviennent-elles très-sensibles qu'entre les végétaux et les animaux supérieurs. La locomotilité et la sensibilité mêmes, prises dans les derniers degrés de l'animalité, et rapprochées de certains phénomènes qui s'observent dans quelques végétaux, laissent douter s'il n'y a pas encore ici quelque capacité affective, et une certaine activité.

Toutes les autres fonctions sont visiblement communes à la plante et à l'animal, et nous semblent par conséquent constituer plutôt la vie végétale que la vie animale proprement dite. Seulement, ces fonctions s'exercent au plus haut degré de puissance, et d'une manière plus sensible, dans l'animal que dans la plante, de la même manière que certaines capacités et facultés animiques se développent bien plus dans l'homme que dans l'animal.

Les végétaux et les animaux forment donc comme deux séries graduées qui partent du même point, et s'éloignent l'une de l'autre à mesure qu'elles s'élèvent.

Comme la vie végétative se montre plus sensi-

DE LA VIE VÉGÉTATIVE. 37i

blement dans le règne animal que dans le règne végétal, il convient de l'étudier dans le premier plutôt que dans le second, de la même manière que nous avons étudié la vie sensible, intellectuelle et morale dans l'homme plutôt que dans l'animal. C'est d'ailleurs ainsi que le pratiquent les physiologistes. Telle est la raison pour laquelle nous donnons ici une série de tableaux qui tous indiquent aussi des fonctions végétatives. — Nous nous bornons ici à ces tableaux synoptiques et analytiques : les détails physiologiques, anatomiques, chimiques, physiques, mécaniques, etc., appartiennent à d'autres sciences.

Les caractères d'une fonction sont de remplir dans l'économie animale un office spécial et bien distinct, à l'aide d'un organe ou d'un appareil d'organes évident.

Les fonctions ont été classées de bien des manières. La classification la plus généralement admise est celle de Bichat, qui distingue les fonctions de nutrition, ou qui servent à la vie de l'individu, et celles de refroductio7i, qui servent à la vie de l'espèce.

§ L De l*Absorptfon.

L'absorption est la fonction par laquelle sont recueillis etentrainés dans l'économie animale les matériaux nutritifs ou nuisibles, tant externes qu'internes. On en distingue de constantes (nutritives), ç^i à' accidentelle s (salutaires ou nuisilîles).

en général

nulrilives / '''''""^^ j respiratoire.

uuiumeb/ J interstitielle ou décomposante.

» jQt-pjjgc ) fies sucs sécrétés récrémentiticls.

\ de quelques parties des sucs réti c-

l mentiliels.

(externes/ ^"^^"'^'e- / \ muqueuse.

(internes, — en nombre indéterminé.

appareil /vaisseaux cliyliféres.

de < ganglions mésentéri-

la cliylose ( ques.

accidentelles

des aliments'*

/matériaux du cliyle.

Absorptions

, absorption digeslivc

mécanisme

de la cliylose

des absorptions particulières

des , boissons

( lymplia- , tique

action absorbante des

cliylit'ères.

circulation du chyle.

natnre Tserum.

nature l^3j„^,

\ partie grais- 1 seuse.

même que pour les aliments.

absorption , interne ~

veineuse

du cliyle

appareil absorbant des boissons i mécanisme /matériaux.

de S action des vaisseaux, l'absorplion J circulation, des boissons V nature, système j vaisseaux lymphalivasculaire 1 ques.

lympliati- ^ ganglions lymphatique ^ ques.

mater, de la lymphe, action des vaisseaux

lymphatiques, circulât, de la lymphe, nature ( liquide, de la ] lymphe ( solide.

/ système vasculaire veineux.

ma ter. du sang veineux, action absorbante des

veines, circulation du sang

veineux, nature du sang veineux.

mécanisme

de

Ua lymphose ,

mécanisme

de

l'absorption*

veineuse

OBSERTATIOKS.

î» A moins que les substances en contact avec Tépiderme ne soient de nature à attaquer sa composition chimique, ou à exciter une irritation dans les vaisseaux sanguins correspondants, il n'y a pas d'absorption sensible. {JlagencUe, Physiologie.)

2*^ Des expériences récentes prouvent que tous les tissus sont doués de la faculté absorbante : ce qui termine la dispute sur la question de savcii" si ce sont les veines ou les vaisseaux lymphatiques qui absorbent. (^Ibid., cf. p. 517.)

5*> Cependant M. Seguin croit avoir mis hors de doute, par une série d'expériences rigoureuses, que la peau n'absorbe point l'eau dans laquelle on la met. Il en est de même , en général, pour tous les autres liquides. {Ibid.)

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