‹ Anthropologie spéculative générale (volume 2)Chapitre 50 sur 70 · CALORIFICATION · texte numérisé non relu

CALORIFICATION

Île calorique est dégagé dans le parenchyme de toute partie du corps par une action spéciale de ce parenchyme, sous la présence du sang artériel.

•mode

frésis I fro \ résis ( ch

l calorification proprement dite, — mode inconnu.

f mécanisme I (Voy. 5o du tahleau précèdent.; I de la <

\calorilicalion \ maintien de la température de f l'homme

istance ou froid, tance au aud.

§ Yî.

De la Sécrétion et cEe TExcrélÊote.

sécrétions

en

général

sicieieuis (g|am,es.

des sécrétions

en particulier

mécanisme / activité de l'organe sécréteur.

des ) sécrétions (action vitale de la sécrétion.

^exhalation séreuse du tissu cellulaire.

[ exlialalion séreuse, sécrétions \ exhalation de la synovie, réf rémcn- { — de la graisse,

titielles i — de la moelle.

f — du mucus colorant.

\ — aréolaire.

sécrétion de l'humeur sébacée.

— follicu- ("du moucher, lairemu-j

queuse ( du cracher.

- des larmes.

de la salive et du suc pancréatique.

" l'oie ,

qui

ne sont décomposantes qu'accessoirement

hé- ) ue ,i

;bi-f I

sécrétions

excrémen-

titieiles

canal hépatique

ésicule bi- [ mécanisme ' — delahile^ liaire, \ de ces or- [ canal cys-^ ganes.

tique, 1 canal cho- i lédoque. ' — excrémcntitielle génitale, exhalation cutanée, transpiration insensible.

sueur.

exhalation muqueuse, et surtout perspiralion pulmonaire.

fi reins, appareil 1 uretères urinaiie \ vessie.

X urètre.

spécialement j dépuratrices

et dé- L composantes [ sécrétion urinâin

Observations. 1° L'épiderme, les cheveux, les ongles, et la barbe, sont aussi des excrétions.

2'^ Certaines sécrétions qui ne seraient pas à leur place dans l'organisme, deviendraient des poisons. C'est ainsi, par exemple, qu'un gramme de l;ile, poussé brusquement dans la veine crurale, fait ordicairement périr un animal en peu d'instants.

§ YII.

De la Beproduction de l'espèce.

/ aDnnreil (leslicules.

I du mule < appareil k' corps caverneux.

I ■ f de copulation, <

appareil ) \ —pénis (urètre,

f générateur j » appareil de f ovaires.

/ I gennilicalion \ trompe.

[de la femelle <de gestation , — utérus, ide copulation, etc.

^de lactation, f de l'instinct et du besoin de la repro-

GÉNÉRATIO.N \ .rannrorbPiïiPnt) duction.

/^^PriP^,™"^oftice du mâle dans la copulation. 1 uts sexes i jj-jjçç j^ ,jj fgmgjje ^|a„^ ,p ,,jg^g

'"''jg"ja™'^/de la conception ou fécondation. \ vénération \ ,io ( causes de raccoucliemcnt.

\ génération i J^Ç conditions de l'accouchement.

f ' •''-''"uc'it'ine"^ ( sou mécanisme.

I de la sécrétion du lait et de la lactation.

§ YIIL

Des Tissus des organes, et des Éléments de ces

tissus*

On reconnaît généralement douze systèmes ou tissus primitifs composant tous les solides, et qui, se combinant deux à deux, trois à trois, forment tous les organes. Ces tissus sont :

1° Le cellulaire;

i artériel,

2** Le vasculaire< veineux,

(lymphatique;

3o T . J ganglions,

•* Le nerveux... -j^erveau;

A^ L'osseux;

5" Le cartilagineux;

f fibreux proprement dit ,

6" Le fibreux <nbro-cartilagineux,

(dermoïde;

70 Le mnsrnlairp^^""'"'' "" '^ volonté, / IjU lllUbCUldllL^nojj soumis à la volonté;

8« L'ércctile ; 9° Le muqueux;

lO** Le séreux;

1 1« Le corné ou épidermique{P|;£;^..^„^.

12*^ Le parenchymateux ;

Ces douze genres de tissus sont formés par des fibres sur le nombre desquelles on n'est pas d'accord. On en distingue assez généralement de quatre sortes : la celhdeuse Asi musculeuse , la nerveuse, et Valhiiginée. Les premiers solides formés par ces fibres constituent, par leur réunion, les solides les plus compliqués et tous les organes. Le tissu cellulaire en est la base.

Tous les organes qui ont un même but forment un appareil.

La solidité des organes et ses degrés dépendent de la vie.

Les éléments des tissus se divisent en :

1" Eléments organiques

2° Eléments inorganiques /^^fS

^albumine.

gélatine.

.. , , fibrine, 'azotisess ^

\ osmazome.

mucus, etc.

(acide acétique, non ) oxalique, azotisés^gjç^

phosphore.

soufre.

carbone.

fer.

manganèse.

potassium.

calcium.

sodium.

magnésium.

ou chimiques

.aluminium.

jelc.

iacide murialiquc.

(eau.

[oxigène.

hydrogène.

azote.

calorique.

tluide électrique.

Utc.

DE LA YIE VÉGÉTATIVE. o70

SECTION TROISIÈME

Si tes An^snifttsap ont ut^c nute»

Nous ne savons point directement ce qui se passe dans l'animal, pas plus que ce qui se passe dans nos semblables; mais l'induction, qui nous fait croire que les autres liommes sont animés comme nous, porte à penser également que les animaux ont une ame.

Maintenant, est-elle de même nature que l'ame humaine? et n'en dilîère-t-elle qu'en degrés, ou Lien est-elle d'une nature différente? C'est ce qui ne peut se décider, si toutefois la chose peut l'être, que par le raisonnement fondé sur l'observation. Voici le résultat :

Les opérations intellectuelles que nous voyons faire à l'animal ne peuvent pas plus être attribuées à l'organisme que les opérations analogues de l'ame humaine : les animaux ont donc une ame, et cette ame est immatérielle comme celle de l'homme. Mais la qualité d'être immatérielle ou spirituelle n'est qu'une conception négative qui indique beaucoup moins ce qu'est l'ame que ce qu'elle n'est pas. Et cependant, comme c'est parce qu'elle est que les phénomènes qui lui sont propres s'accomplissent , il s'ensuit que l'ame de l'homme et celle de la brute diffèrent par des qualités réelles , essentielles , qui sont la raison des différences essentielles aussi qu'on remarque dans les phénomènes animiques des deux ordres.

Les animaux, dans tous leurs mouvements, ne tendent qu'à la conservation ( ad esse ) d'eux-mêmes

o80 DE LA VIE VÉGÉTATIVE.

OU de leur espèce (ou plutôt au bien-être actuel : car ils ne savent ce que c'est qu'être ou n'être pas), et non à leur perfectionnement (ad melius esse): ils ne sont donc ff^eilement p.is inventeurs, ni industrieux, ni par conséquent progressifs; tels aussi les a vus Aristote , tels nous les voyons. Ils sont donc dépourvus de l'imagination poétique ou créatrice; et, bien que ce qu'ils font semble exiger une sorte d'imagination de cette espèce, il faut admettre ou qu'elle n'existe pas plus que dans le cas où nous faisons des mouvements instinctifs dans l'intérêt de notre conservation, par exemple dans les mouvements de l'enfant qui tète , ou qu'elle est essentiellement bornée à ce qu'ils font.

S'il n'y a d'idées générales possibles, ou au moins d'usage possible de ces idées, qu'à la condition du langage, et si l'on ne peut raisonner, juger même, qu'avec des idées générales ou avec des conceptions , et que les animaux n'aient point d'idées de cette dernière espèce, qu'ils ne puissent en avoir de la première, parce qu'ils ne parlent pas; si toute combinaison même de l'imagination poétique ou productive se fait par le moyen des idées générales , il faut convenir que tout ce qui porte l'apparence de ces opérations dans les animaux n'est pourtant qu'association d'intuitions et aveugle instinct.

L'homme est donc supérieur à l'animal de bien des manières : entre autres par la conscience réfléchie qu'il a de lui-même, par la raison proprement dite, qui comprend les connaissances ontologiques, logiques, techniques, esthétiques,

juridiques, morales et religieuses; il l'est par le libre arbitre , par la parole, l'éducabilité et le perfectionnement de l'individu, de l'espèce; il l'est par la personnalité, par la position de lui-même, ce qui rend l'individu respectable à ses propres yeux et à ceux de ses semblables.

C'est à ces avantages que nous devons aussi beaucoup de maux et de misères auxquels les animaux ne sont pas sujets : par exemple la folie et le suicide. La folie et l'imbécillité tiennent surtout, l'une aux fausses applications des conceptions de la raison proprement dite, l'autre à l'impuissance de cette faculté, et quelquefois aussi à l'imagination productive (dans le cas d'hallucination et de monomanie par exemple). Le suicide tient immédiatement à la réflexion.

L'ame des animaux diffère donc spécifiquement de celle de l'homme, et non simplement en degrés.

Préexiste-t-elle comme substance et comme ame à la naissance de l'animal, ou commence-t-elle avec lui? Je ne sais : mais il parait plus raisonnable d'admettre qu'elle n'est créée, si la substance peut l'être, que pour le besoin actuel de l'animation, et que, comme ame, elle n'existe que du moment où elle informe le corps. Survit-elle à la mort de l'animal? Oui, comme substance, à moins d'un acte spécial de la Divinité pour la détruire, si toutefois la substance, l'être, peut être détruit; mais nous ne pouvons dire si elle survit naturellement comme ame; car on ne peut trouver dans la justice et la bonté divines des raisons suffisantes de croire à fimmortalité de l'ame des bêtes.

Les raisons tirées de la justice sont peu sensibles: car, d'une part, les animaux, étant dépourvus de la réflexion, souffrent beaucoup moins que l'homme. Ils ne souffrent d'ailleurs jamais que du présent et du réel, tandis que l'homme souffre du passé et de l'avenir, exalte sa douleur, et multiplie ainsi le mal réel. D'un autre côté, il y a peut-être compensation de biens et de maux pour l'animal sur la terre; peut-être aussi que, n'étant pas des êtres doués de moralité, les animaux n'ont pas de droits à la rémunération , de même qu'ils échappent au châtiment. Mais ne serait-il pas plus digne de la souveraine justice de leur tenir compte du mal physique qu'ils ont souffert, et de les en dédommager? Et puisqu'ils sont des êtres sensibles, ne serait-il pas digne encore de son infinie bonté de les rendre heureux? Serait-il contraire à sa puissance et à sa sagesse de les rendre indéliniment perfectibles ainsi que l'homme?

Où commence et où finit l'animalité? Y a-t-il des êtres supérieurs à nous, mais semblables à nous, c'est-à-dire ayant un corps et une ame? L'univers aurait-il été créé pour la terre seule, ou tous les corps célestes les uns pour les autres , et chacun pour être le séjour de créatures sensibles et raisonnables? Ou bien l'homme, en quittant la vie, ne pourrait-il pas, avant de devenir esprit pur, s'élever par degrés à cette nouvelle condition , et subir ainsi des transformations indéfinies? La marche progressive et assez graduée de la nature, la sagesse et la bonté divine, ne s'opposent point rationnellement à la réalité de ces hypothèses.

DE LA VIE VÉg/iTATIVE. 383

En comparant l'ame humaine aux esprits purs, on peut dire qu'elle sera aussi esprit pur si elle peut penser après la séparation du corps. Il en est de même de celle des animaux. Mais nous ne connaissons rien a ^^n'on des esprits purs : seulement, on ne peut donner aucune raison a priori de leur non-existence. Pour ce qui nous regarde, l'expérience nous apprend que la pensée, dans l'ordre actuel, ne s'accomplit que par le moyen du corps; mais nous ne voyons pas que cette condition soit nécessaire. Nous concevons très-bien qu'il peut y avoir des êtres qui pensent sans le secours du corps. Il n'est même pas démontré que toutes nos pensées, nos opérations intellectuelles ou passionnées, aient lieu par l'intervention du corps.

OSCDCBC

Bli LA VIE VEGETATIVE.

Page 1