VIE ANIMALE
6) Elle est moins acquise par rintelligenee que par la sensibilité. On excite cette dernière capacité pour obtenir quelque attention de la part de ranimai y et le forcer à certaines sensations, certains mouvements.
Nous sommes très-souvent dans Fillusion lorsque nous jugeons les mouvements des animaux : parce que nous concevons ce que font les animaux, pourquoi la nature le leur fait faire, pourquoi nous le ferions souvent nous-mêmes à leur place , nous nous imaginons qu'ils raisonnent leurs opérations^ quand, en réalité, ce qu'il y a d'intelligent^ de rationnel dans leur conduite, appartient à celui qui les a faits.
Pour se convaincre qu'il en est ainsi, il suffit de réfléchir que l'animal ne sait pas par tradition, par éducation, ce qu'il semble savoir; mais comme il ne peut le savoir expérimentalement non plus, surtout lorsqu'il agit pour la première fois; comme, enfin , il ne peut le savoir à priori, puisque la raison lui manque, et qu'en tout cas on ne sait pas les faits a priori, il ne peut donc savoir d'aucune manière ce qu'il fait, ni pourquoi. Donc l'intelligence qui se manifeste dans ses opérations n^est pas la sienne. D'ailleurs, si les animaux faisaient avec intelligence ce qu'ils font pourtant d'intelligent et de raisonnable en soi, ils seraient beaucoup plus puissants de raison et de raisonnement que l'homme lui-même. Pourquoi donc alors sont -ils souvent si bêtes, et en général si inférieurs à l'homme, même en ce qui concerne leur propre conservation ou celle de leur espèce?
DANS l'homme. 363
Nous ne pouvons donc croire véritable le récit du prince de Nassau à son ami le chevalier Temple (v. les Mémoires de celui-ci), ou plutôt celui du chevalier Temple lui-même. Voici en tout cas ce récit : « J'avais toujours eu envie de savoir de la propre bouche du prince Maurice de Nassau ce qu'il y avait de vrai dans une histoire que j'avais ouï dire plusieurs fois, au sujet d'un perroquet qu'il avait pendant qu'il était dans son gouvernement du Brésil. Comme je crus que vraisemblablement je ne le verrais plus , je le priai de m'en éclaircir. On disait que ce perroquet faisait des questions et des réponses aussi justes qu'une créature raisonnable aurait pu faire ; de sorte que l'on croyait dans la maison de ce prince quece perroquet étaitpossédé. On ajoutait qu'un de ses chapelains , qui avaitvécu depuis ce temps-là en Hollande , avait pris une si forte aversion pour les perroquets à cause de celui-là , qu'il ne pouvait pas les souffrir, disant qu'ils avaient le diable dans le corps. J'avais appris toutes ces circonstances et plusieurs autres qu'on m'assurait être véritables; ce qui m'obligea de prier le prince Maurice de me dire ce qu'il y avait de vrai en tout cela. Il me répondit avec sa franchise ordinaire et en peu de mots, qu'il y avait quelque chose de véritable, mais que la plus grande partie de ce qu'on m'avait dit était faux. Il me dit que lorsqu'il vint dans le Brésil, il avait ouï parler de ce perroquet ; et qu'encore qu'il crût qu'il n'y avait rien de vrai dans le récit qu'on lui en faisait , il avait eu la curiosité de l'envoyer chercher, quoiqu'il fût fort loin du
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lieu où le prince faisait sa résidence ; que cet oiseau était fort vieux et fort gros; et que lorsqu'il vint dans la salle où le prince était avec plusieurs Hollandais auprès de lui, le perroquet dit, dès qu'il les vit : Quelle compagnie d'hommes blancs est celle-ci? On lui demanda, en lui montrant le prince, qui il était? Il répondit que c'était quelque général. On le fit approcher, et le prince lui demanda : D'où'venez-vous? Il répondit: De Marinan. Le prince : A qui êtes-vous? Le perroquet : A un Portugais. Le prince : Que fais-tu là? Le perroquet: Je garde les poules. Le prince se mit à rire, et dit : Vous gardez les poules ? Le perroquet répondit : Oui, moi , et je sais bien faire chue, chue; ce qu'on a accoutumé de faire quand on appelle les poules, et ce que le perroquet répéta plusieurs fois. Je rapporte les paroles de ce beau dialogue , comme le prince me les dit. Je lui demandai encore en quelle langue parlait le perroquet. Il me répondit que c'était en brésilien. Je lui demandai s'il* entendait cette langue. Il me répondit que non; mais qu'il avait eu soin d'avoir deux interprètes, un Brésilien qui parlait hollandais, et l'autre Hollandais qui parlait brésilien; qu'il* les avait interrogés séparément, et qu'ils lui avaient rapporté tous deux les mêmes paroles. »
Nous avons parlé ailleurs de la locomotion, comme conséquence de l'activité animale; nous n'y reviendrons donc pas ici. Il nous reste : l^à donner la classification des animaux , à faire ressortir les rapports qui unissent l'homme à l'an imal à cet égard, à donner le tableau plus détaillé des fonctions et
DANS l'homme. 365 "*
des parties de Torganisme animai du corps humain; 2® enfin, à dire un mot de* Tame des bètes. Nous suivrons généralement M. Adelon dans rexécution 4es tableaux suivants.
SECTION DEUXIÈME
^bimanes , — homme , — trot» races, quadrumanes {fll^ejlij^^,
(chéiroptères, carnassiers < insectivores.
J (carniYores, — trois tribus.
inafpnmivj !}naA p )io5uod aininoqti 'xnçmitne fi9| 09Ab sannunnoo )iios in| inb spunoig' !3 si)iocdB3 sap jnaupdn^ pjJBap un jred o^ î oSB^nB^ 9\ jcd o9 • noixa]^^ b| dp asuanbpsuoa sni^nb )S9jn inb-'^)j9qt| b| no p)uoiOA B| jvd oS fnosrej bj jcd oM ! noi)BSi|6Jdnpâ bj inani -)]si09 inb inaniapna^naj op sai^jnacj sjnaisn|d jvd o8 • aonajjpj b| v anp )sa mb p)T|enno8 -13C i!s ^am^m-ini ap aaaaiasuoa b| Jcd cS t anbisXqd-non p)i|ic[i8iias b| iBd fanbwiqd ^^ça 31 Jid 3nb anbimiUB ^^ça a| JBd o^ 'psoniiBj ap aioana sn|d naiq anâni^sip as ammoq^l os
*p)TpninnB j ap aipqapd b| a(| — 's^aSap na^nb dsivssa Ha smooi }naAtios )sa xnBtainB sap snoipuojsap }a aJn)onJ}$ iq ^P.99na^J?1P ^1 oi
•SAioixYAHasao
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•ap^diq — 'rionc^sl ^^fin / "•'""J *ajja} B[ ans )a sajqmdai daAB noissaj^oad i ^nioboi I . 'aonessiBunoa ) V aannoih
WAB oofiaaMdd — i sinauiiiads ' snoncsuas— înoiYdu^j 09Ae-> ^filiqisaas ' | \
'Sjnau^d'ns xnBmiiie sap ail^o i? snSoieae — djn^ànais) ami ^ - <
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VIE AiriHAXE
SECTION TROISIÈME
jfifJMitfijg coiitjiivre» efUre .euop ei aree 9*WimÊMÊ%^.
^volume , — très-divers .
Î animaux amorphes ou hétéromorplies.
animaux ( radiaires ou actiaomorphes.
morphes '(binaires symétriques , artiomorphes. amorphes, — point de cavité digestive.
( tube digestif, radiaires \ nerfs.
l muscles.
structure
structure
morpbes
animaux
proprement^
dits
bouche, estomac, intestins, anus.
appareil circulatoire , — organes J vaisseaux, cœur.
de la < organes sécréteurs (par nutrition 1 ex. glandes, foie).
appareil respiratoire,—
poumOn , orancliie^.
appareil d'absorption , d'excrétîQn et de dépuration, f sens spéciaux.
, organes /encéphale, binaires ( des sens \ moelle épinière.
(grand sympathique, organes /^ muscles, de loco- \
molilité (os, — Tcrtèbres.
organe jnul.
vocaljcrisi larynx, organes (mâle.
de la ) reproduc"!
tion ffémel.
^seniibilité, — sans réflexion ; sensation , pas de sentiment ; — perception, sans connaissance proprement dite, faute d'entéhdement.
^progression
locomo- J tiUté \
'station
avec membres
multipède.
quadrupède.
bipède.
A!!YIM[AUX>
fonctions
nutrition
{passive, active [expression. —Gris , point de langage; mouvement, point de gestes.
(chileuse.
veineuse, lymphatique, transpiration Ou exhalation, digestion. • ^
(disséminée, -trachée
circulaUon {JJJSgie; f ces fonctions ne sont par
nutrition ^ animaux à sang > communes à tous m proprement I froid. i animaux.
dite, ou / assimilation \
et (animaux à sang
ealorifîcation v chaud, excrétion, /fissipare.
repro. jgenBnipare {f^^™|; duction \hermaplirodite.