II
Quelques traits caractéristiques plus complexes que les précédents.
« Cherchez soigneusement le trait de dissonance. Si vous ne le trouvez pas dans les contours de la bouche, ne concevez aucune inquiétude;
mais si c'est là que vous le découvrez, observez avec soin dans quels moments , dans quelles circonstances ce trait se prononce le plus fortement. »
« Celui dont le caractère se ressemble le plus
et se ressemble le moins , l'homme dont les
traits les plus mobiles ne perdent jamais l'empreinte de fermeté qui distingue leur ensemble, et demeurent toujours dans un rapport immuable : voilà l'homme par excellence; qu'il vous soit sacré. — Partout où vous observerez le contraire, des disparates saillants entre le caractère principal, permanent, et les traits mobiles, soyez dix fois sur vos gardes; il y a là un travers de folie. »
« Tâchez de saisir l'éclair d'une surprise parfaite. Celui dont le visage conserve dans cet instant une expression noble et heureuse, qui ne laisse alors échapper aucun signe funeste, aucun trait de joie maligne, d'envie, d'orgueil ou de froid dédain, c'est l'homme dont la physionomie et le caractère soutiendront toutes les épreuves auxquelles on peut soumettre les faibles mortels. »
« Tout homme dont la iigure, ou la bouche, ou la démarche, ou l'écriture, est de travers, aura dans sa façon de penser, dans son caractère, dans ses procédés, quelque chose de louche ou d'inconséquent, de la partialité, du sophisme, de la fausseté, de la ruse, du caprice, des contradictions, de la fourberie, une imbécillité dure et froide. »