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PROPORTIONS ET PRINCIPALES VARIETES DU VISAGE

Ces proportions et variétés dépendent des races, de l'âge, du sexe, du tempérament, etc.

l** La belle forme ovoïde de la face devient carrée ou ronde chez le Lapon, le Groënlandais et le Tartare; se rapproche du losange chez le Kalmouck.

2® La longueur de la tête est ordinairement dans le rapport de 7 | chez l'adulte mâle bien conformé. La stature du Lapon ne paraît pas avoir plus de cinq têtes.

La plus grande longueur de la tête doit ètîe, d'après l'idéal que s'en font les artistes, un peu au-dessus des yeux, au niveau de la ligne qui la partage en deux parties égales. Elle a cinq fois la longueur de l'œil dans l'Apollon. Chez les Indiens, les Chinois, les Tartares, les Hottentots, elle est entre les pommettes.

La longueur du nez est le quart de celle de la face, etc. (V., pour les proportions des autres parties de la tète, t. iv, p. 111-1 14.)

Chez les enfants, la tête forme la cinquième partie du corps; le plus grand diamètre transversal de la tête est un peu au-dessous des pommettes.

En comparant la longueur de la tête , prise de l'extrémité du menton à l'occiput, avec sa hau-

teur, Camper a trouvé la tête d'autant plus belle , que la hauteur l'emporte davantage sur la longueur.

Les yeux et les oreilles paraissent d'autant plus élevés, qu'on s'éloigne davantage des statues grecques.

Les Chinois et les Moluquois sont surtout remarquables par leur œil petit et oblique; et les Nègres par leur nez aplati, leurs grosses lèvres, et la proéminence de toute la partie inférieure de la face.

Le nez est encore très - peu détaché et saillant chez les nouveaux-nés et chez les très-jeunes enfants en général.

Chez les vieillards, le nez se voûte, s'alonge, et paraît tomber sur la bouche, surtout quand elle est dégarnie de dents. La distance du menton au nez diminue alors d'une manière remarquable.

La bouche et le cou sont moins développés, ainsi que toute la partie inférieure de la figure, dans l'enfant, que les parties supérieures de la tète.

Plusieurs peuples sauvages donnent à la tête de leurs enfants ou à quelques parties seulement une forme particulière. Mais la nature prend-elle l'habitude de ces formes, et finit-elle par s'en faire une loi, comme le croyait Hippocrate? Maygrier ne semble pas le croire.

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