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IMI ne s'est pas assez fortement attaché à distinguer les caractères physiques essentiels de ceux qui semblent n'avoir qu'un sens incertain, ou même insignifiant.
S* II aurait fallu distinguer ensuite ceux qui ont une valeur par eux-mêmes, de ceux qui n'en ont une qu'autant qu'ils se trouvent réunis à d'autres.
3° Pour arriver à ces deux résultats capitaux , J[l aurait été nécessaire de dresser soigneusement les trois tables prescrites par Bacon, et dont nous avons parlé, précaution que Lavater ne semble avoir prise que très-imparfaitement.
De nombreuses et méthodiques observations sur des sujets extrêmes dans l'ordre intellectuel et moral auraient ensuite fourni la matière qui devait remplir ces tables.
4" L'auteur, dans la pratique comme dans l'exécution de son ouvrage, semble avoir accordé beaucoup trop de confiance à l'analogie , par exemple, entre les lignes droites ou courbes et lés caractères opiniâtres ou flexibles. Sans nier qu'il y ait quelque chose de vrai dans les mouvements instinctifs d'attraction et de répulsion, ou plutôt de sympathie et d'antipathie que nous éprouvons à l'aspect de certaines figures, nous croyons cependant que la science ne doit pas y faire fond, sous peine de perdre son caractère. La physiognomie ne sera une science qu'autant qu'elle pourra se rendre compte d'une manière certaine, ou du moins très-probable, de ce qu'il y a de vrai dans ces mouvements spontanés, et rectifier les erreurs auxquelles ils peuvent être sujets, par suite de secrètes associations d'idées, de préjugés cachés, etc. Lavater nous semble donc avoir beaucoup trop accordé à une sorte d'illumination immédiate, intuitive, qui n'est ici ni la conséquence de l'habitude d'observer et d'in-