D'APRÈS LE MODELE
belge.
grec.
Les mesures égyptiennes se rapprochent un peu plus des nôtres que de celles prises sur des statues antiques ; il est à regretter qu'elles soient si peu nombreuses2.
1 La statue est douze fois plus haute; elle est réduite ici à la valeur métrique. Voyez pages 50 et 52 de l'ouvrage cité.
2 Au sujet de ces remarques écrites qui ont été publiées dans les Bulletins de l'Académie royale de Belgique, Jomard a bien voulu m'adresser les observations qui suivent : « Vous savez que les proportions égyptiennes, sinon comme rapports, du moins comme quantités absolues, sont, selon moi, un peu au delà de la stature naturelle des habitants du bord du Nil, autrefois comme aujourd'hui. Les Égyptiens, en conservant à peu près les proportions relatives des parties du corps, élevèrent le module jusqu'au chiffre métrique, diviseur exact de plusieurs grandes mesures, et multiple lui-même de la coudée et du pied. Cette stature métrique de lm847 se retrouve partout ; elle était systématique, parce qu'elle était partie aliquote des mesures du système général.
« Ce système lui même était essentiellement duodécimal et sexagésimal, ajoutait Jomard : de là, les proportions de plusieurs parties du corps, exprimées par les nombres 2, 3,4,6, 12, etc., tous facteurs de 12 et 60. Votre but, Monsieur et cher collègue, est de déterminer les mesures vraies du corps chez les différentes nations, et cela pour un grand nombre de lignes. Cet objet est d'une application pratique et d'une utilité plus évidente qu'une recherche systématique... <•
Je vais maintenant rapporter, d'après Auclran, des mesures prises sur un Terme égyptien , qui paraît d'une très belle proportion, et je continuerai à rapprocher de ces nombres ceux déduits d'après des modèles belges et d'après des statues grecques dont il sera parlé plus loin.
PARTIES DU CORPS