BELGE
d'après les , dessins de rauteur.
Réducttoni à l.OOO.
Haut n têtes 2 oart. 3 min.)
30 parties 3 minutes.
Distance des seins ....
Sfprnnm au nombril
Nombiùl, au pubis ....
Distance des hanches . . .
Diamètre de l'avant bras. .
« du pied, doigts. .
Hauteur du cou-de pied . .
Les Anciens avaient une statue fameuse, extrêmement renommée pour la grâce et l'élégance des formes, et que l'on pouvait, jusqu'à un certain point, regarder comme le type de la beauté chez l'homme, c'est le Doryphore ou le canon de Polyclète"^. Malheureusement cette statue n'est
' Le Laocoon est attribué aux deux statuaires grecs Agésandre et Athénodore.
2 Polycléte était né, dit-on, 481 ans avant Jésus-Christ, et il mourut â' l'âge de 65 ans. Il était contemporain du célèbre Phidias, né en 498 et mort 431 ans avant l'ère chrétienne.
Les deux célèbres peintres Apelles et Protogène, étaient amis et contemporains; ils vivaient environ 300 ans avant Jésus-Christ et se firent également remai'quer par leurs talents pour la connaissance de l'homme et de ses proportions.
r i . 1, j i ^ANTHROPOMÉTRIE. 'H'I
pclint- parvenue jusqu'à nous-; il paraît môme que la plupart des écrivains anciens, qui en ont fait le plus brillant éloge, ne l'avaient jamais vue et ne la connaissaient que sur sa grande réputation. Polyclète, dit G. Schadow, qui par son canon eut une si heureuse influence sur les écoles de l'art parmi les anciens, était natif dé Sicyone. Disciple d'Agéladas, il vivait dans le siècle de Périclès (environ 400 ans avant Jésus-Christ), ce temps qui a vu se développer si rapidement l'art chez les Grecs. Polyclète était aussi habile architecte que grand sculpteur : son théâtre et son panthéon élevés à Epidaure sont encore toujours cités comme des modèles de belles constructions. (Paus. 2.27). Il paraît cependant qu'il n'a été ni le seul , ni le premier artiste de son siècle qui ait bien profité de l'étude des proportions. Myron, son condisciple ■ et ison rival, a la réputation d'avoir encore plus strictement observé dans ses compositions l'harmonie des parties (Pline 34,19 § 3); Parrhasius et Zeuxis, contemporains de ces sculpteurs, introduisirent les premiers des proportions plus sévères dans la peinture. Zeuxis semble s'être permis des déviations essentielles dti canon de Polyclète, car non. séiaément il accorde plus'' Hé ' grandeur aux têtes et aux jointures, mais iVdohWa ëhcbre plus de voluniè a tous les membres, croyant produire ainsi l'effet du grandiose; il suivait en cela l'exemple d'Homère, qui aimait les formes héroïques même chez les femmes. (Pline 35.36 § 2 et 5, et Quint. 12.10).
Plus tard, d'autres statuaires exercèrent également leur sagacité dans l'étude des proportions. Euphranor, qui vivait dans la 104° olympiade, ou ènviron 400 ans avant Jésus-Christ, donna un écrit sur ce sujet; il était à la fois grand peintre et grand sculpteur. vSes figurés sont sveltes eû général, mais les têtes et les jointures pré-
PROPORTIONS JyV CORPS - HUMAIN.
sentent le caractère du grandiose (Pline, 35.40 § 25). Lysippe\ tout en reconnaissant le Dorj^phore de Polyclète- comme son modèle et son maître (Cic. de clar. Orat. c. 86), alla plus loin dans l'étude des proportions; il représenta les têtes plus petites et les corps plus sveltes que ne l'avaient fait les anciens maîtres ; il crut donner par là plus d'apparence à ses statues. C'est ainsi qu'il &e permit des déviations que l'on n'avait jamais imaginéèB, en s'écartant des figures ramassées des anciens maîtres (Quadratus, -reTpàywvoo-) et en; 'disant : que ses prédécesseurs avaient représenté les hommes comme ils sont, mais que lui il les représentaient comme ils paraissent. (Pline 34.19 §6).