Influence du clhnat sur la taille de V homme
Quand on étudie les lois générales qui déterminent le développement de l'espèce humaine, il ne faut pas s'en tenir à des exemples particuliers ; il convient d'écarter les anomalies accidentelles et inévitables, par des moyennes prises sur des individus régulièrement construits.
Notre but étant d'étudier l'homme plus spécialement sur le territoire de la Belgique, nous avons dû laisser à d'autres le soin d'étendre ce genre de recherches. Nous n'avons pas cru devoir éviter cependant d'examiner les différences de croissances qu'on peut trouver dans les limites mêmes du royaume : nous avons pris les Belges par province, et nous avons jugé des tailles d'apj'ès les valeurs qui ont été recueillies pendant huit années, en mesurant dans chaque localité la hauteur des jeunes conscrits au moment où allait commencer le service militaire. Ces mesures, nous le savons, ne sont pas toujours
MOYENNE DE LA CROISSANCE
faites avec l'exactitude la plus scrupuleuse, et les instruments employés à cet effet sont rarement exempts de tout reproche. Cependant le service est assez , bien organisé en Belgique ; depuis un certain nombre d'années, des mesures uniformes et comparées ont été distribuées aux différents bureaux de milice. Nous emplojerons ici les nombres donnés pendant les huit années de 1842 à 1850, et nous verrons que, pour chaque localité, les résultats d'une année sont généralement confirmés par ceux de toutes les autres. Je n'ai pas cru devoir prendre toutes les sous-divisions de taille, je me suis borné à réunir les grandes séparations. Elles donnent les résultats suivants :