ÉPOQUES
HOMMES
FEMMES
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1 Ce n'est pas sans raison que la tête a toujours fixé l'attention de ceux qui s'occupent de l'étude de l'homme. Une de ses principales propriétés dans la construction humaine, c'est de présenter la partie la plus inaltérable : pour bien d'autres raisons encore elle a toujours été étudiée de préférence par les observateurs. The question may here be asked, (dit le docteur Th. Waitz dans son Anthropologie, page 237) why the skull (le crâne) has been preferentially selected to détermine the race — do the other parts of the skeleton exhibit a less degree of constancy? hardly; but the skull was not only the most accessible, but the most characteristic part, from its supposed relation to the physical qualities of man ; however obscure this relation may yet be, for, as to the fables of phrenology; thèse have been rejected by Gerraan science. There can be no doubt that the skull has been too exclusively considered as a permanent mark of race, and it has become necessary no longer to neglect other physical characters, for it is only in their entierty that they can afford any satisfactory due as to the particularities of each race. Which of thèse particularities is the more or less important will only be determined after a long séries of investigations. A fair beginning has been made
pendant il est évident que ce type ne peut servir de module pour tous les âges de la vie : la tête en effet et le corps entier n'augmentent pas dans le même rapport de grandeur depuis la naissance jusqu'au complet développement ; la tête devient double de la hauteur seulement, et le corps entier allonge de trois à quatre fois sa grandeur primitive. Pour l'homme adulte, on considère ordinairement la tête comme formant la septième partie de la hauteur générale. Ce rapport peut varier cependant entre 6 et 8; il faut même remarquer que, chez les nains, la grandeur totale n'est parfois, comme chez les enfants, que de quatre fois la hauteur de la tête ; tandis que la grandeur des géants peut dépasser 8 à 9 fois cette même hauteur sans présenter d'anomalie.
Par la quatrième et la septième colonne du tableau qui précède, on voit qu'entre cinq et quinze ans, il se fait un changement notable dans la hauteur de la tête comparativement aux autres parties du corps; à 18 ou 20 ans, cette disproportion est presqu'entièrement terminée. Elle provient de ce que la tête- change très peu de hauteur relativement à l'accroissement que prennent les autres parties du corps : elle était d'abord inférieure à la cinquième partie; et une dixaine d'années après, elle n'en formait plus que le septième.
Quoique notre ouvrage soit purement scientifique et que les rapports que nous avons à exprimer appartiennent à la théorie des nombres , il serait difficile cependant de
by Quetelet, wliose measureraents have extended to the proportions of individual parts composing the body. He has arrived at the resuit that in the european race the proportions of the body are constant and that the measurement of but few individuals is neccssary to find the normal proportions ; he considers it, moreover, as probable that the human body is, in its forms and proportions, more deflnite than any other production of nature. »
MOYENNE DE LA CROISSANCE
parler de la physionomie humaine, sans arrêter un instant notre attention sur la nature des sentiments qu'éveillent ses traits plus ou moins réguliers, plus ou moins imposants selon les impressions qu'elle peut prendre. Malheureusement, on sentira bientôt l'insuffisance des moyens que nous possédons pour chercher à exprimer le spectacle poétique qu'elle présente, selon la nature des passions qui modifient à chaque instant jusqu'à ses moindres fibres.
L'expression indéfinissable que prend l'oeil, par exemple, selon les sentiments qui prédominent, et la mobilité étonnante de la physionomie, semblent mettre en relief l'âme toute entière. Le regard seul peut exprimer tour à tour la joie, la tristesse, la terreur : c'est un clavier expressif qui rend à l'extérieur toutes les passions dont l'homme est intérieurement agité. Mirabeau, dont la figure manquait de régularité et de symétrie, devenait admirable, avons-nous dit, quand toutes les fibres qui l'agitaient se mettaient en mouvement et se manifestaient d'accord avec sa pensée. Ceux qui ont pu admirer M"^ Mars dans l'éclat de sa jeunesse, qui l'ont vue dans les admirables scènes du Misanthrope, pourront comprendre ce qui lui manquerait si l'on voulait analyser et apprécier par des nombres un spectacle aussi divers et aussi émouvant. Qui pourrait jamais exprimer la grâce de sa physionomie et le charme de son sourire ?
Il ne nous appartient pas de mesurer les expressions élevées d'une physionomie aussi mobile et aussi variée ; c'est à l'orateur, c'est au poëte qu'il faut demander de peindre ce tableau sublime. Le statisticien ne peut présenter, d'une figure aussi distinguée, que le masque dans sa plus entière immobilité. Il doit le dépouiller nécessairement de tout ce qui fait son charme et sa valeur. .
Si la physionomie n'avait cet attrait puissant , conce-
vrait-01) comment, sur le seul langage de ses traits expressifs , on a vu l'homme , à toutes les époques , s'exalter outre mesure, sacrifier sa fortune et sa vie pour surmonter les difficultés les plus grandes, ou pour sauver le faible au milieu des dangers qui l'entourent^?
Pendant la croissance de l'homme, la tête se développe plus en hauteur que transversalement : toutes les mesures en hauteur se doublent à peu près, depuis la naissance jusqu'à l'entier développement ; c'est du moins ce que Ton remarque dans les nombres du l®'" tableau, qui font connaître les distances du vertex à la naissance des cheveux, au bord orbital, à l'incisure nasale, et les parties inférieures de la tête croissant dans une progression plus
rapide : ainsi, la longueur du nez, de 20 millimètres à la
I Les diverses sciences, malgré leurs dissemblances apparentes, tendent aujourd'hui à marcher d'un pas égal dans le vaste domaine qu'elles présentent aux yeux des hommes qui suivent avec attention leur avancement.
■Ên inaugurant son cours de physiologie à l'université d'Amsterdam, voici comment s'exprimait M. W. Kuhne, dans son discours sur la science de la vie : « ... Depuis que la loi de Newton a résolu le grand problème de la marche des astres , devant lequel l'homme s'était arrêté de tout temps, hésitant et n'ayant point confiance en ses connaissances, dont il croyait les limites plus étroites qu'elles ne sont, une nouvelle espérance est venue animer toutes les sciences qui se savent en état d'user, avec la même sûreté que la mécanique, des méthodes exactes et de la mesure. Partout où se montrent des phénomènes réguliers et constants, il ne faut point désespérer de résoudre le problême. Un sens intime, je pourrais dire religieux, nous pousse à supposer une loi et une force nécessaire, là où une spontanéité apparente noua cache la constance de» phénomènes. Or, pourquoi la physiologie ne participerait-elle pas à cette espérance? N'est-ce pas d'elle que l^uimanité a reçu ce second présent digne de celui de Newton , et qui s'appelle la loi de la conservation de la force? cette loi qui nous dit que la somme de toutes les forces de l'uniest constante commie la matièrer , ét nous montre par la division des forces en forces vives et en forces de tension, que lâ où une force parait sortie du néant, il ne s'agit que de la transformation d'une force en nne autre. » Revue des cours scientifiques de la France et de l'étranger, n° 24, page 372, 14 mai 1870.
MOYENNE DE LA CROISSANCE
naissance, est de 49 millimètres après dix-huit ans. La distance de l'ouverture de la bouche au bas du menton, qui est de 19 millimètres à la naissance, est de 42 millimètres de 20 à 25 ans.
Il résulte de ce qui précède que l'incisure nasale qui, après l'âge de puberté, partage la figure humaine en deux parties égales, se trouve, chez les enfants, relativement plus rapprochée du menton que du vertex.
Les mesures horizontales présentent des différences moins grandes; elles ne croissent guère que dans le rapport de 2 à 3, comme l'indique le tableau n° 2.
C'est ici le lieu de faire remarquer une admirable harmonie qui existe entre les parties principales de la physionomie humaine. Chacune de ses parties essentielles a un rapport extrêmement simple avec la partie avoisinante, et cette harmonie est si frappante, qu'elle ne peut échapper à la plus simple observation , même en l'absence de toute mesure. Ainsi, les artistes ont fort bien reconnu que, dans une figure régulièrement proportionnée, la grandeur de l'œil est sensiblement égale à la partie (Jui sépare les deux yeux; elle est, en même temps, égale à la largeur du nez (Voyez le dessin, page 206). Cette proportion est si simple et en même temps si constante, qu'elle eûtre dans les premières notions du dessin. On a peut*' être moins remarqué que l'oreille, cet organe en appa-* rence peu important et peu assujetti à des formes régulières, reste, à tout âge, exactement égal à la grandeur des deux yeux. La mesure (àb) doit être prise dans le sens delà plus grande étendue de l'oreille. La règle souifre si peu d'exceptions que, dans nos tableaux, les plus grandes différences sur les moyennes ne vont pas à plus d'ua: millimétré ''i '' èeïte' régularité èst d'autant plus remar^ ' quable, que l'oreille est, de tous les organes de la sens%
tion, celui qui attire généralement le moins l'attention et semble s'effacer aux regards qui contemplent la physionomie en face. Sa longueur moyenne est très marquée, bien que les valeurs individuelles puissent varier dans des limites assez larges.
La grandeur de l'oreille forme égalenient la moitié de la distance de son ouverture au sommet de la tête.
Un rapport non moins curieux est celui qui existe entre la grandeur de l'œil et la grandeur de la bouche : les valeurs sont dans le rapport de 2 à 3. Ce rapport se confirme identiquement au plus bel âge de la vie, à celui de la puberté. La bouche est moindre dans l'enfance, parce qu'elle se trouve comprimée par le renflement des joues ; elle devient un peu plus grande dans un âge plus avancé.
- Ces rapprochements peuvent être poussés plus loin encore, et l'on trouverait que l'oeil est contenu cinq fois dans le diamètre de la têfe qui passe par les tempes, et sept fois dans le diamètre antéro-postérieur.
- Ces coïncidences auxquelles nous nous arrêtons, peuvent présenter quelqu'avantage à l'art du dessin et faciliter beaucoup là vérification des formes chez l'homme régulièrement constitué.
Le tableau suivant, relatif aux proportions de la tête ramenées à la grandeur de l'œil prise comme unité, mérite une attention spéciale : on jugera facilement des rapports qui existent entre les difi'érentes parties.
MOYENNE DE LA CROISSANCE
AGE, 1
Grandeur
de l'œil.
Distance
des 2 yeux.
Largeur du nez.
Hoilié
de l'oreiUe
2/3 de la bouche.
1/4 du trou auditif
au sommet
du dlamèt"
des tempes.
du dlamèt" antéropostérienr.
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