DU POTOMAC
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par exemple, les hommes assez petits pour échapper au service, et qui par suite n'étaient point mesurés ou l'étaient sans attention. Nous pouvons avoir aussi quelques doutes sur les grandeurs d'individus qui tachaient d'échapper à tel ou tel genre de service militaire plus assujettissant, lie mal existait ici, comme on pourra le voir, mais pas assez grand pour altérer bien sensiblement les nombres. Nous omettons les tables de croissance pour les différents membres , que nous avons eu soin de rédiger d'après nos propres travaux : en ayant égard aux différents âges, les nombres n'étaient pas assez grands pour inspirer une confiance méritée. Pour les adultes , il en était autrement : nous avons obtenu, pour les hommes et les femmes, des tables qui.
La loi de la périodicité de l'espèce humaine, comme nous le voyons, ne s'applique pas seulement à l'homme; elle se vérifie aussi pour les mesures prises sur les diverses parties de son corps', et je dirai môme pour tous les êtres vivants, soit animaux, soit plantes : on la retrouve également de la manière la plus prononcée dans les phénomènes physiques, et particulièrement dans ceux de la météorologie. Je me permettrai de citer un seul exemple, pour faire juger de sa fécondité et "de la nécessité de ne pas envisager les phénomènes relatifs à l'homme comme étant isolés et purement accidentels. Il existe des lois remarquables dont quelques-unes sont de la généralité la plus grande, et qu'il importe de connaître, surtout si l'on cherche à déterminer l'homme dans sa véritable valeur, sous le rapport de Vespèce et non de V individualité.
Ce que je viens de dire, en effet, sur l'ordre des tailles dans l'espèce humaine, et en général sur tous les êtres vivants, s'observe également sur la marche des températures. Voici ce que je faisais connaître, il y a plus de dixhuit ans\ à propos des variations de température qui suivent des lois analogues à celles des variations de la taille humaine. Les phénomènes ne sont pas les mêmes, mais les effets sont à peu près identiques.
La température moyenne de chaque jour est bien
ne font que montrer de plus en plus l'accord du calcul avec ce que présente effectivement la nature ; mais nous avons cru inutile de charger notre écrit de tables nombreuses et identiques A celles que nous donnons, et que nous, croyons suffisantes pour le sujet proposé. Je prends, du reste, toujours de préférence, les résultats des savants étrangers à ceux que je puis avoir déduits de mes propres recherches.
1 Bulletin de V Académie royale de Belgique (classe des sciences, 3 juillet 1852, tome XIX, 2^ partie, pp. 303 et suivantes). — Sur le climat de la Belgique, B"" partie; Sur les pluies, t. IX, pp. 86 et suivantes. — Annales de l'Observatoire royal de Bruxelles^ 1852. — Météorologie de la Belgique, par A. QuETELET, 1 vol. in-8", p. 167; an. 1867.
connue pour un lieu donné , et l'on peut apprécier sa différence avec la valeur qu'on observe réellement. Cette valeur, à l'observatoire de Bruxelles, par exemple, a été observée pendant neuf ans ; l'expérience montre que la différence entre la valeur observée et la valeur moyenne ne dépasse pas 10 degrés, soit au maximum, soit au minimum. Ces écarts sont rares : ils deviennent plus nombreux en se rapprochant davantage du point 0. Or, si l'on range toutes les différences obtenues pendant ces neuf années, d'après leurs yaleurs par rapport au point 0 (température moyenne du lieu), on trouve 21 groupes, que nous indiquons dans le tableau suivant.
J'ai trouvé ainsi que, sur 1,562 observations, 188 m'ont donné des écarts absolument nuls ou ne dépassant pas un demi-degré centigrade; deux observations m'ont donné, pour plus grand écart en plus, 10 degrés, et une seule a produit — 10° ; tous les autres écarts ont été compris entre ces deux valeurs ; 682 étaient positifs et 692 négatifs. Je les ai classés en groupant ensemble ceux qui étaient d'un même nombre dé degrés, sans différer d'un demi-degré en plus ou en moins; ce qui m'a fourni, comme je viens de le dire, 21 groupes qu'on trouvera dans le tableau qui suit. Dans la colonne suivante, se trouvent les mêmes nombres réduits proportionnellement de manière à donner pour somme 1,000. En jugeant de l'avenir par le passé, j'étais do:.c autorisé à considérer, comme égales, les chances d'avoir des écarts thermométriques positifs ou négatifs.
Si l'on compare ces nombres à ceux qui sont donnés dans la T colonne du tableau et qui résultent immédiatement du calcul, on trouvera qu'ils en diffèrent moins qu'ils ne diffèrent entre eux. Ainsi, l'on a compté 108 observations pour lesquelles la tempé^-ature, pendant les pluies,
s'est écartée de P de la température habituelle ; et 121 pour lesquelles l'écart de la température a été de — 1°, Ces écarts diffèrent entre eux plus qu'avec le nombre 119 que donne la théorie. Les deux groupes suivants sont 115 et 103; ce dernier est identiquement le même que celui donné par la théorie; les deux groupes suivants encore sont 75 et 87; la théorie donne 80, et ainsi de suite.
Les écarts par rapport à la température normale, pendant les pluies, se sont donc succédés comme se présenteraient des boules blanches et ni)ires, en même nombre, sortant d'une urne par groupes de 20 et pouvant donner toutes les combinaisons possibles, depuis celle qui renferme 20 boules noires jusqu'à celle qui renferme 20 boules blanches. Le groupe le plus probable est celui où les boules blanches et noires sont en nombre égal, et, dans notre exemple, où les écarts positifs sont compensés par les écarts négatifs. Ainsi, des anomalies de température pendant les pluies se neutraliseraient dans les résultats généraux de l'année. La marche des chiffres est ici exactement la même que dans l'exemple donné.
La ligne binomiale marque, par la grandeur de ses ordonnées, le nombre plus ou moins grand d'individus d'un même âge, en partant du point central où se trouve l'homme moyen, et en allant vers le maximum et le minimum, soit vers l'ordonnée supérieure (les géants), soit vers l'ordonnée inférieure (les nains). D'une autre part, la ligne binomiale marque, par la grandeur de ses ordonnées, l'influence des pluie» sur l'état thermométrique de l'air : en partant du point central, où se trouve la température moyenne qu'on éprouve le plus fréquemment, on remonte à l'ordonnée supérieure (température maximum), ou l'on descend à l'ordonnée la plus basse (température 7ninimum).
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