‹ Anthropométrie, ou, Mesure des différentes facultés de l'hommeChapitre 66 sur 111 · A 4 OA · texte numérisé non relu

A 4 OA

Largeur de la poitrine (aisselles). . . .

"nictanfp des dpux seins

Grandeur de la main

Depuis le trochanter jusqu'à terre . . .

Depuis le milieu de la rotule jusqu'à terre.

Diamètre entre les trochanters ....

Longueur du brns, des apopliyses acromions à Textrèraité de la main ....

POPULATION MOYENNE

Le modèle belge dont j'ai donné les principales proportions avait à peu près la même taille que le chef de guerre indien ; il n'en différait essentiellement que par la largeur des bras et la hauteur de la jambe. Les autres mesures ont une conformité telle que l'on peut supposer qu'en mesurant deux fois de suite le même homme , les discordances seraient tout aussi grandes. On sait en effet qu'il est extrêmement difficile d'obtenir des mesures exactes sur le corps vivant ; les dimensions de la poitrine surtout subissent des variations continuelles.

Comparé au principal chef, le modèle belge présente à peu près la même ressemblance, excepté que la poitrine est beaucoup moins large. La distance des seins est surtout notablement moins grande, et l'on verra bientôt que cette différence n'est pas le résultat d'une erreur dans les mesures.

Le beau développement de la poitrine chez l'Indien tient surtout à ce que les muscles peuvent agir sans contrainte et sont presque constamment mis en action par le tir à l'arc. La main et le pied ont aussi une très belle conformation et sont généralement moindres que chez nous.

Dans le tableau suivant , je donne les mesures de trois jeunes Indiens, et je compare leur moyenne à celle obtenue pour dix Belges de 20 à 25 ans. Ces dix hommes appartenaient presque tous au corps des guides, l'un des régiments d'élite de notre armée. Le choix et l'avantage de l'âge sembleraient donc devoir assigner une supériorité à ces derniers dans tout le développement musculaire.

Quand on compare les moyennes et qu'on tient compte du petit excès de taille de la moyenne belge , on trouve encore ici qu'il existe la plus grande ressemblance dans les proportions. Seulement on reconnaît que les poitrines indiennes sont mieux développées. La distance des deux

seins surpasse de trois centimètres celle mesurée chez les Belges, et cette différence sur une valeur de deux décimètres environ est considérable ; elle est plus forte encore chez le chef. Le pied des Indiens présente également une différence notable; cette extrémité du corps est généralement très bien conformée chez eux.

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