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' Voyez Phi/sique sociale, tome II, pages 105 et 111.
POPULATION MOYENNE
Le rapport entre les deux sexes est donc toujours très marqué pour la force des reins : depuis l'instant où l'on peut en faire l'essai sans danger, la supériorité de l'homme sur la femme est, de sept à treize ans, comme 14 à 10; de treize à dix-huit elle croît insensiblement dans le rapport de 18 à 10; après vingt ans, les forces développées chez l'homme et chez la femme sont de 19 à 10, ou l'une est à peu près double de l'autre.
Il convient, dans ces sortes d'expériences, d'avoir égard au poids de l'instrument ; la force qu'il faut pour le soutenir doit naturellement s'ajouter à celle qui le fait agir. Quand on opère avec les deux mains successivement, l'erreur se trouve doublée, à moins que l'instrument en action ne soit supporté par un moyen quelconque. Le surplus de poids devient surtout sensible et incommode, si l'on n'agit sur le dynamomètre que par une seule main pour faire l'épreuve de sa force.
Occupons-nous maintenant d'examiner les renseignements qui concernent la force manuelle , et d'abord les effets que produit l'action combinée des deux mains. Nous croyons devoir faire remarquer, avant tout, que les résultats obtenus pour les hommes ont produit, quant aux jeunes gens, des valeurs assez discordantes ; la cause principale de ces différences, comme nous l'avons fait observer déjà, provient de ce que beaucoup d'expériences ont été faites dans des pensionnats, et qu'on a pu reconnaître plus tard que, par les premières observations, on avait obtenu des nombres trop avantageux ; nous n'avons " pas cru cependant devoir les rejeter : ils peuvent être utiles en faisant mieux apprécier combien une nature plus forte et moins exposée à des privations, peut donner d'avantage à la puissance musculaire.
On voit d'abord qu'à l'âge de 6 ans, chez les garçons.
d*après la première série d'observations, on avait obtenu 10*^,8 pour la force de pression des deux mains ; on a trouvé ensuite 8^,5 pour le même âge : ce qui donne une moyenne de 9^,4 pour la pression déduite' de notre double système de récherches.
A 18 ans, la première série d'observations donnait 79'', 2 pour l'action des deux mains chez les hommes ; la seconde série indiquait 57'', 0 seulement : cette différence de 22^,2 était trop considérable pour ne pas m'engager à en rechercher la cause. Déjà, pour l'année suivante, la différence des deux séries ne donnait plus que 79,2 — 66,9 = 12,3, c'est à dire environ la moitié ; et elle diminuait encore pour les âges suivants. Ces deux séries de
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recliercliGS auront par conséquent leurs avantages, en produisant deux tableaux dont l'un concerne des jeunes gens largement entourés de soins, tandis que l'autre se rapporte à des jeunes gens moins bien partagés par des exercices convenables et une abondante nourriture. Dans les âges plus avancés, ces discordances disparaissent plus ou moins.
Chez les femmes, au contraire, ce désaccord entre les deux séries de nombres ne se fait pas apercevoir, parce que les mêmes conditions qui le produisaient chez les jeunes gens n'existaient pas.
La différence de force, on le conçoit, n'a pu être estimée pour les enfants : il eût été dangereux de les exposer, par des efforts, à de graves accidents. Je crois devoir prévenir, aussi, que je n'ai soumis à ces sortes d'expériences que des personnes dont la complexion ne pouvait en être altérée : on avait à craindre des accidents physiques par des efforts produits sur une organisation trop faible. Les expériences n'ont commencé pour les garçons qu'à l'âge de 6 ans, et pour les filles à l'âge de 8 ans.
Quand on examine les effets produits par les deux mains fonctionnant alternativement, il est important, comme pour la force des reins, de tenir compte du poids de l'instrument : la main, outre la difficulté de le tenir convenablement, doit encore porter sa charge dans l'une et dans l'autre expérience. La somme des deux forces estimées ne peut donc valoir la seule valeur obtenue en faisant agir l'instrument par les deux mains dont chacune porte la moitié.
Force des mains ^.
AGE
2« série.
Force moienne des
DifKrtDce dn poids
des i mains.
Droite.
Gauche.
2 mains.
Droite.
Gauche.
2 mains.
2 maius.
6 ans
Hommes.
Femmes.
varier la force des hommes et des femmes. Nous examinerons maintenant comment, pour les individus d'un même âge y les degrés de force peuvent varier ent7^e eux, sous le rapport de V intensité.
' Voyez page 115 de \& Physique sociale, tome II.
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En faisant usage du dynamomètre de Régnier, et en réduisant les degrés au nombre 100, pour rendre les comparaisons plus faciles, on trouve les valeurs suivantespour les forces comparatives des hommes et des femmes. Nous employons ces valeurs proportionnelles pour qu'on puisse les comparer plus facilement ; il est intéressant de remarquer ici que, pour la force des reins, la formule est régulière, et que les écarts en plus et en moins s'éloignent également de la moyenne. La formule présente la même simplicité que pour les tailles.
Force des reins chez VTiomme et chez la femme ^.
Valeurs données Dar l'échelle dynamométrique
HOMMES
FEMMES
Talenrs obsenées.
ObserTées.|Kéd.H0O.
Taleors P' la table.
calcoUes.
Réd.hdOO.
Talenrs obsenées.
Obsenées. |néd. HOO.
Talenrs calenlées.
t'Utable.|Réd.ii400.
40 degrés.
ni
1 Total. . .
1 Voyez plus haut pages 252 et 253, les formules du tableau indiquant les probabilités des différents tirages, et entre autres pour le 6® et le 48.
Quoique nous ayons très peu d'observations à soumettre aux calculs, on remarquera cependant combien les résultats semblent mériter de confiance : ainsi en faisant la comparaison de la valeur des nombres obtenus pour les hommes aux nombres calculés par une table de réduction donnée par la formule du binôme, on trouve à peu près les mêmes valeurs par l'expérience que par le calcul, en opérant sur les observations obtenues soit pour les hommes, soit pour les femmes.
Force propre des reins.
Les nombres de la 3'"'' et de la 5""° colonne du tableau précédent, indiquant la force des reins observée et la force
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calculée, sont exprimés à peu près identiquement par les mêmes valeurs. Il en est de même pour les femmes; les forces observées et les forces calculées , exprimées dans les 7* et 9° colonnes, diffèrent également très peu entre elles, quoique la différence soit plus grande que pour les hommes. Ceci peut tenir à l'expérience, qui se faisait généralement avec moins de facilité chez les femmes , malgré les précautions qu'on cherchait à y mettre.
Indépendamment de la force des reins, j'ai cru devoir déterminer ensuite la force des mains, soit agissant ensemble, soit fonctionnant séparément ; les épreuves dont je vais faire connaître les résultats sont trop peu nombreuses pour être convaincantes, mais elles seront très suffisantes pour faire apprécier ce qu'on peut en attendre, si on les faisait sur une échelle plus étendue.
Observons d'abord que les épreuves faites sur les hommes ont été moins nombreuses que sur les femmes, parce que, du premier côté, le fonctionnement était plus normal que de l'autre. La constitution des premiers a plus de stabilité en effet que celle des secondes : non seulement les accouchements successifs chez la femme produisent des fluctuations plus grandes dans le développement ; mais la conformation de l'homme change beaucoup moins , surtout dans un âge avancé, que celle de la femme, qui subit au physique des variations très rapides.
Voici les valeurs que j'ai réunies pour la force des mains de l'individu adulte :
Force des deux mains i)ow l'homme et la femme, d'après le dynamomètre Régnier.
de l'échelle.