RÉSULTATS OBSERVÉS
\0MBRBSPROP0RTIUNJiELS.
BOULES blanches et noires.
Tablo à 25.
Gardons.
Filles.
Total.
Garçons.
Filles.
1/2 lotal.
Sommes. .
En général, chez l'homme fait, la série des nombres obtenus par l'expérience présente des discordances moins grandes dans la partie inférieure, quant à la moyenne, que dans la partie supérieure. Le contraire semble avoir lieu avant la naissance. On le conçoit sans peine, mais il faudrait plus d'observations que nous ne pouvons en fournir pour établir ce fait assez remarquable.
La forme de la courbe se reconnaît fort bien pour un œil exercé; on pourrait s'étonner même de la concordance
entre les nombres observés et les nombres calculés par la formule ; mais pour confirmer le résultat que nous cherchons à mettre en évidence, il faudrait, comme nous venons de le dire, un plus grand nombre d'observations : nous ne pouvons qu'exprimer le désir de voir la science posséder plus d'éléments pour la solution complète de problèmes qui concernent d'aussi près l'humanité.
Les nombres de la dernière colonne qui précède, sont ceux qu'on trouve aussi dans le tableau de la page 853.
Le sujet qui nous occupe ici est entièrement neuf, et nous ne pouvons nous flatter d'être arrivés, avec le peu de documents que nous avons pu réunir, à des nombres qui ne demandent aucunes nouvelles observations. Il en est un particulièrement qui doit être vérifié ; on le concevra d'ailleurs sans peine : dans le dernier tableau que nous venons de donner sur le poids des enfants naissants, nous trouvons une différence trop petite pour que nous puissions nous flatter d'avoir rencontré effectivement la différence minime que présentent les nombres. Nous avons trop peu d'expériences pour qu'on puisse s'y fier sans autre vérification. Nous voyons très bien, dans cet exemple comme dans le précédent, qu'en prenant uni grand nombre d'enfants naissants, il en est de même que pour un grand nombre d'hommes ou de femmes adultes : il se forme, pour les tailles, un maximum des deux côtés duquel les tailles vont en diminuant. Ces tailles ne diminueraient toutefois pas de la même manière chez les personnes faites et chez les enfants naissants. Chez les adultes, le maximum se rapproche des individus les plus petits, et le contraire se montre chez les enfants naissants. Par exemple, chez les femmes adultes et ayant de 18 à 25 ans (voir plus haut), on en a compté 58 ayant un poids moindre que les 40 qui ont la moyenne pesanteur, c'est à dire 52 à 56 kilo-
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grammes ; puis 55 qui ont plus que ce poids et le dépassent de 56 à 88 kilogrammes. Cette dernière valeur est donc de 32 kilogrammes, ce qui forme le double de 16, dilférence donnée de l'autre côté de la moyenne : elle est très grande comme on peut le remarquer ; mais il sera facile de la concevoir. Il arrivera souvent, en effet, qu'un poids supérieur dépassera la moyenne de toute la quantité qui se trouvera de l'autre côté de cette moyenne et pourra même la valoir deux et trois fois, comme l'exemple s'en est présenté.
L'inégalité de poids entre les enfants nouveaux-nés est généralement faible : sur 119 enfants qui venaient de naître, la majorité pesait de 3 à 3,5 kilogrammes ; nous avons vu que l'on comptait 39 enfants ayant des poids de 1 à 3 kilogrammes, tandis qu'on en comptait 29 dans les limites de 3,5 à 4,5 kilogrammes seulement. La différence ici était également double de la précédente, mais dans un sens opposé ; cette différence remarquable, je le répète, aurait besoin d'être examinée avec soin.
Nous pouvons toutefois dire que la moyenne du poids humain est dépassée beaucoup plus dans la limite supérieure ou poids maximum, qu'elle ne dépasse la limite inférieure ou poids minimum. Le poids moyen de l'homme est de 60 à 70 kilogrammes ; or , on ne peut jamais le supposer réduit au point de devenir zéro ; cependant si on le double, on aura une valeur de 120 à 140 kilogrammes, qui n'est pas même un poids extraordinaire. On peut lire à cet égard Buffon. Dans son ouvrage sur Y Histoire naturelle de Vhomme, il dit : « Il se -trouve quelquefois des hommes d'une grosseur extraordinaire ; l'Angleterre en fournit plusieurs exemples. Dans un voyage que le roi George II fit, en 1724, pour visiter quelques-unes de ses provinces, on lui présenta
un homme du comté de Lincoln, qui pesait 583 livres, poids de marc : la circonférence de son corps était de dix pieds anglais, et sa hauteur de six pieds quatre pouces ; il mangeait 18 livres de bœuf par jour ; il est mort avant l'âge de 29 ans, et il a laissé sept enfants.
« Dès l'année 1750, le 10 novembre, un anglais nommé Edouard Brimht, marchand, mourut âgé de 29 ans, à Mader en Essex : il pesait six cent neuf livres, poids anglais, et 557 livres, poids de Nuremberg; sa grosseur était si prodigieuse, que sept personnes d'une taille médiocre pouvaient tenir ensemble dans son habit et le boutonner.
« Un exemple encore plus récent, est celui qui est rapporté dans la gazette anglaise, du 24 juin 1775, dont voici l'extrait : « M. Sponer est mort dans la province de « Warwich. On le regardait comme l'homme le''plu3 gros « d'Angleterre ; car, quatre ou cinq semaines avant sa
mort, il pesait quarante stones neuf livres, c'est à dire « 649 livres. Il était âgé de cinquante-sept ans, et il
n'avait pu se promener à pied depuis plusieurs années ; « mais il prenait l'air dans une charrette aussi légère qu'il <^ était pesant, attelée d'un bon cheval. Mesuré après sa it mort, sa largeur, d'une épaule à l'autre, était de quatre « pieds trois pouces. » On voit très facilement, par ce que nous venons de dire , que la ligne marquant le poids d'individus d'un même âge et d'une même nation, serait semblable à celle que nous q,vons déterminée pour la taille des hommes : elle formerait encore la courbe du binôme, mais avec un point maximum plus rapproché d'une de ses extrémités que de l'autre.
POPULATION MOYENNE
De la force des reins et des ynains.
Considérons maintenant la force physique de l'homme à ses différents âges, non pour estimer la moyenne seulement, mais pour reconnaître si ces appréciations suivent une loi marquée autour de la moyenne. Employons à cet efifet le dynamomètre de Régnier, qui nous a servi déjà dans nos recherches précédentes \
Nous commencerons par nous occuper de la force des reins, et, à côté des valeurs inscrites dans la édition de notre Physique sociale, en 1834, nous donnerons les valeurs obtenues par une autre série d'observations que nous avons entreprises depuis, dans le but de les comparer entre elles et de nous assurer par suite de l'exactitude des premières.
Le tableau suivant contient, à côté des différents âges, les valeurs que nous avons trouvées pour le développement de la force des reins de l'homme et de la femme : nous avons placé dans deux colonnes verticales, à côté de ces nombres, ceux que nous avons obtenus en calculant les différences et les quotients des moyennes de nos deux séries de recherches.
La dernière colonne montre que, jusqu'à l'âge de 14 à 15 ans, la force rénale de l'homme est à celle de la femme à peu près exactement dans le rapport de 1,5 à 1 ; elle augmente ensuite consécutivement, et en devient à peu près le double. Ainsi, l'homme dans toute sa force peut soulever un poids de 154 kilogrammes, tandis que la femme ne peut en lever que la moitié. On voit encore que le rapport de la croissance de force dans les deux sexes, depuis l'enfance jusqu'à l'âge mûr, augmente de 14 à 19 environ : c'est à dire que, la force de la femme
1 Nous croyons inutile de donner ici la description de cet instrument, qui se trouve décrit dans les divers traités de mécanique pratique.
réstant toujours 10, celle de l'homme qui, à huit ans est 14, devient 19 après 21 ans.
Force des reins ^ .
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