‹ Anthropométrie, ou, Mesure des différentes facultés de l'hommeChapitre 8 sur 111 · IV · texte numérisé non relu

IV

Nombril, à la rotule

Rotule, au sol

Hauteur du cou-de-pied. . . .

Bifurcation, au sol . . . .

Acromion, à la naiss. de la main.

Longueur du pied

Vertex, au bas du nez ....

Diamètre du pied, au-dessus des

doigts

Du coude, à la naiss. de la main.

1 L'épaisseur de la cuisse est, dans l'Apollon, 0,106; dans l'Antinoûs, 0,106; et dans la Paix des Grecs, 0,104.

Il existe, comme on peut le remarquer, une très grande conformité entre les trois séries de nombres; il n'est nullement improbable que les Grecs aient eu connaissance du canon égyptien, ou plutôt il est naturel de croire que les artistes des deux pays avaient adopté un module fidèlement mesuré d'après nature. Dans cette dernière hypothèse, il faudrait admettre que les proportions de l'égyptien étaient parfaitement conformes à celle du grec ; on reconnaît du reste, aujourd'hui encore, les mêmes proportions chez l'homme de nos climats. Seulement le développement de la poitrine est plus considérable dans les statues anciennes, ce qui s'explique suffisamment par nos usages et nos costumes.

Le docteur Granville a donné dans les Transactions philosophiques de la Société royale de Londres, quelques mesures prises sur une momie égyptienne ; on conçoit que l'on ne peut pas s'attendre à trouver, ici, le même accord que pour les statues ; les corps organisés en effet subissent, parle temps, des modifications très marquées surtout dans les dimensions des parties charnues ^

Dans les ouvrages que Lepsius a publiés sur l'Egypte, on pourra trouver encore des renseignements très intéressants sur la mesure du corps humain chez les Anciens. L'auteur fait remonter ces mesures à 3,000 ans avant l'ère chrétienne; il cite jusqu'à trois canons difierents,

1 Anessay'pn egyptian mummies, Phil. trans., 1825. Voici un petit tableau des principales mesures obtenues par le savant anglais :

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