CHAPITRE PREMIER
GÉNÉRALITÉS
| i. — Le Pays.
Le plateau de l'Iran s'étend entre le bassin du Tigre et de PEuphrate et celui de l'Indus, parmi des montagnes élevées. L'Assyrie s'aventura sur ce plateau et conquit la Médie vers 800 : à leur tour, les Iraniens se jetèrent sur Ninive et la soumirent. A l'occident, l'Iran touche à la Mésopotamie.
Le Khoraçan est un dur climat aux hivers très froids, aux étés torrides; mais le Fars est fertile. Protégé d'un côté par des steppes, de l'autre par le Zagreus, le pays défiait la conquête. Au reste, TAvesta insiste sur la sainteté de l'agri-
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culture au point d'en faire le rite par excellence de l'œuvre de lumière; on ne doit donc pas douter que les Iraniens n'aient commencé par cultiver le sol.
La Médie boisée et arrosée par les affluents du Tigre se prêtait aux moissons et aux vergers.
§2. — La Race.
Malgré sa basse antiquité, la Perse nous intéresse comme le premier avènement de notre race dans l'histoire de la civilisation, quoique les monuments caractéristiques soient du VIe av. J.-G. ou même postérieurs à ceux d'Athènes, cette civilisation présente la transition entre l'hégémonie orientale et celle de l'occident.
Les Madai (Mèdes) sont les seuls indo-européens cités dans le texle de la Genèse.
Yavan est identique à Iones (Iovanas), il a quatre fils Elischah (Eoliens), Tharschich (mer Egée), Kittim (Cypre), Rodanim (Rhodes, Cariens) . Les autres fils de Japheth Thoubal (Cappadoce), Thiras (Cilicie).
La race Japhétide ou aryaque ou indo-européenne comprend l'Europe et, en Asie, les Perses et Indiens.
LES ARYAS OU INDO-EUROPÉENS
Les Aryas, d'abord réunis en Bactriane et Sogdiane, se divisèrent en deux exodes, Tune franchit l'Hindo Koush et conquit l'Inde, Pautre fonda la Perse.
Le type blanc ou caucasique constitue une différence tellement précise qu'au seul aspect, il se sépare de tous les autres.
Les Mècles plus tôt civilisés que les Perses trouvèrent à Suse des Elamites au type négroïde à en croire les bas-reliefs d'Assourbanipal, qui avaient été écrasés par l'Assyrie et qui acceptèrent le nouveau joug. Ces Elamites auraient quelque rapport avec les peuples chassés de l'Inde parles conquérants Aryaques, ou avec les Hycksos envahisseurs de l'Egypte.
Anquetil Duperron (1762), Eugène Burnouf, Spiegel nous ont donné VÀvesta. On attribue 17 siècles d'antiquité à ce livre. « Ils n'érigent ni statues, ni temples », dit Hérodote. Les montagnes sont les hauts lieux naturels.
Zarathoustra (Zoroastre) fat un réformateur plutôt qu'un fondateur. Zend-Avesta (Prière et loi).
Par une loi indémentie, c'est toujours un conquérant qui va éveiller à l'ambition son futur vainqueur.
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