Les Idées
Le védisme est-il la source du Mazdéisme ? L'Avesta fut apporté par Zarathoustra (Zoroastre) au roi de Bactriane.
Ahoura Mazda (Ormouzd) est Dieu, incréé et ayant tout créé par son Verbe esprit et matière, êtres et cosmos. Six génies Passistent (Amshaspands) ; des milliers d' Yzeds (anges) leur obéissent pour la conservation de l'univers, ce sont des esprits élémentaires et cosmiques. Des Ferouers, anges gardiens, chaque homme avait le sien, même Aouramazda.
La conséquence de la création du monde a été le mal, Arhiman, génie de l'ombre et du péché; six mauvais génies l'assistent; des milliers de Devas (démons) leur obéissent.
L'homme aidé par les Yezeds doit triompher des Devas. Au reste Arhiman qui est né de la création du monde doit un jour reconnaître la suzeraineté d'Ormuzd. Le mal est transitoire, il n'a pas coexisté avec le bien et il doit finir : il ne s'agit donc pas d'un dualisme de principe, mais d'un antagonisme, d'une force antithétique au principe créateur.
En Médie, les Touraniens sous les traits des
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magoush (mages) vêtus de blanc, coiffes de hautes tiares, devins et conjurateurs, pouvaient seuls, par leurs oraisons secrètes rendre le sacrifice efficace : le dualisme sans doute fut la part touranienne dans la religion et donna lieu à une conception obscure, Takerèné.
Primitivement ce fut un crime de prier Arhiman, mais, par la suite, la sorcellerie qui toujours se manifeste chez les hommes de race touranienne se déclara à la façon Kaldéenne et il y eut un culte conjuratifdu mauvais principe plus redoutable que le bon.
Une réflexion s'impose au moment où l'historien rencontre la race Aryaque. Gomment a-t-elle tant tardé à produire des formes originales, elle qui devait réaliser les plus parfaites ; comment les ancêtres des Ioniens, les Yavanas, n'ont-ils élevé que des monuments bizarres et sans beauté dans leur patrie primitive? L'esprit voudrait trouver un mouvement parallèle dans les idées et dans leur expression artistique; il est déçu, quand après avoir lu le Zem Avesta, il ne trouve d'Ecbatane à Persepolis que des imitations babyloniennes et le perpétuel emprunt des formes étrangères.
Le Mazdéisme est une religion très pure; l'être suprême s'y affirme sous des formes élémentaires qui ne cachent pas son unité : la typifi-
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cation des phénomènes naturels, si intense dans le védisme cède la place à l'abstraction chez Tlranien. Le jeu le plus subtil des éléments est la figure du créateur et dès lors nous n'aurons pas sa statue anthropomorphe.
Pour parler le langage symbolique, le lion persan s'accoupla avec la licorne touranienne ; après que l'influence babylonienne eut sabéisé les Iraniens de la Médie, le dualisme s'affirme par la multiplication des génies et des démons correspondants.
C'est Mithra, un des Izeds que Tari de basse époque nous montrera le plus souvent égorgeant le taureau : il représente l'énergie terrestre. A peine cité dans les hymnes anciens, il devint le bras droit d'Ahoura Mazda, le peseur des âmes sur le pont Tchinvat qui sépare ce monde de l'autre.
L'importance du Mazdéisme n'a pas encore été bien estimée, il a fourni beaucoup d'éléments à la pneumatique chrétienne; sous la forme du culte mithriaque il a pénétré dans l'empire romain. On sait que les Nestoriens se réfugièrent en Perse.
D'autre part, une inscription de Suse dit « qu'Ahoura masda Anahita et Mithra me protègent ». Cette Anahita, Anaïtis est une intruse dans le Mazdéisme et vient de Babylone (My-
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litta), de Phénicie (Astarté) ou des croyances touraniennes fort mal connues.
A l'époque agricole, le culte semble patriarcal.
§4- — Les Dates.
Tandis que les Mèdes longeaient TEl-Brouz et traversaient PHycarnie, les Perses se fixèrent dans un pays qu'ils nommèrent Parça.
Salmanasar III, en 842, bat les Madaï (Mèdes) qui eurent pour première capitale Ecbatane, avec Kyouaxares comme fondateur. Son fils Astyage épousa Cambyses mère de Kyros.
Les grandes lignes de cette histoire sont simples.
Au VIP, les Mèdes remportent sur Assour, et au VIe les Perses leur succèdent.
Les Achéménides, maîtres de la Babylonie, portent leurs étendards en Afrique, en Grèce jusqu'aux victoires d'Alexandre.
Le nom d'Achéménide vient de PAchémenès qui commandait l'exode, à l'arrivée dans le Fars.
Cyrus soumit Sardes et Babylone (538). La Phénicie paya tribut. En 523 Cambyse conquit PEgypte, puis viennent les guerres médiques qui
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épuisèrent ce puissant empire dont l'apogée se place sous Darius, fils d'Hystape.
Du Nil au Bosphore et sur la côte méditerranée un seul sceptre se dressait, celui d'un roi d'Asie Mineure.