OUTILS DES PREMIERS A6E
leurs, de bien étonnaDt que des hommes vivant de pêche se rencontrassent dans des inventions aussi simples et que leur indiquaient les mêmes bescHOS.
Sous le n^ 10<^ est un de ces disques en pierre percée qu'on trouve fréquemment en Danemardk. Ces objets, moins anciens que les précédents, datrat, si j'en juge à leur régularité, de Tàge des métaux : on les croirait fabriqués au tour. J'en ai vn de semblables recueillis au Mexique , et j'en ai également rencontré dans les alluvions de la Somme. J'ignore quelle était leur destination.
Le n^ 11 est une pierre longue de 13 eentlmèlres, large de 35 millimètres, épaisse de 25, ayant abso* lument la forme et la dimension d'une navette qui serait entourée d'une rainure dans toute sa etrMiifi&^ rence. Cet instrument date du principe de l'âge éss métaux; il servait, aux Scandinaves, à aiguiser les flèches de bronze ou de fer. Il est en grès dnr bran. Il a été trouvé à Jagerspriis, en Danemarck.
Le n^ 12 est un vase, peut-être une lampe ^ en talc, long de 23 centimètres, large de 22^ profond de 4 à 5, venant du Groenland. Ce vase, qui n*a pas été taillé avec le fer , est certainement trèa^ ancien, mais il est difficile d'en déterminer l'âge.
J'ai trouvé ici deux silex également disposés ea creux et qui ont pu servir de lampes. Ceux-ci sont probablement antédiluviens. Le plus grand est long de 11 centimètres 1/2 et large de 8 1/2; sa pro* fondeur n'excède guère 1 centimètre; sa plus grande épaisseur est de 4. La partie la plus relevée a été
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^tréeîe de manière à servir de manche. Le second, n tiers plus petit, est dépourvu de ce manche.
Dans une tourbière sise au faubourg Menchecourt, on loin du jardin de M. de Campennelle, on a dé- €3oavert , parmi de nombreux silex ouvrés dont j'ai parlé y une boule en craie ayant 82 centimètres de circooféreDoe , c'esl«à-dire un peu moins grosse que oelles en bois dont on se sert encore dans nos villages de Picardie pour le jeu de quille. Comme ces boules, die offre deux trous, l'un pour le pouce, l'autre pour les quatre autres doigts. Celte boule ne semble pas avcnr été confectionnée avec des instruments de fer. Elle n'est pas polie et a été taillée à grands coups , ainsi que les haches de silex dont elle était entourée. Tout annonce qu'elle est de la même époque. Sa pesanteur et son peu de solidité , car elle est en craie blanche et friable, n'annoncent pas qu'elle fût destinée à être lancée au loin et contre des corps durs. On s'exerçait sans doute à l'enlever d'une main, ce qui était assez difficile, vu le peu de creux des deux trous qui n'ont que 4 cmtimètres 1/2 et 3 centimètres 1/2 de profondeur. Il est vrai qu'ils ont pu avoir quelques millimètres de plus, car la boule est un peu usée de ce côté. Dans tous les cas, c'est un objet curieux.
Sauf ce dernier, tous les morceaux décrits dans ce chapitre sont représentés tome H, pi. 11, Gg. 8 à 12.