‹ Antiquités celtiques et antédiluviennesChapitre 7 sur 46 · CAUSE DE L*ANAL06IE DES SIGNES · texte numérisé non relu

CAUSE DE L*ANAL06IE DES SIGNES

établissements fixes, il faut bien croire que ces iieoi leur servirent de route, de champ de bataille ou de rendez-vous de chasse. On y a trouvé des levées de terre qui n'ont pu être faites que par des hommes, et on y rencontre encore de ces. pierres taillées, de ces symboles que les premiers nomades semblent avdr partout semés sur leur passage, comme pour dire: nous étions là.

Le chiffre d'un milliard d'individus qu'on estime être celui de la famille humaine et dont la Chine seule, dans son territoire, renferme le tiers, me parait faible comparativement à l'étendue de la terre et à ce qu'elle pourrait nourrir. J'ai peine à croire que dans d'autres temps ce chiffre n'ait pas été plus ^vé. Sans établir ici d'autre rapprochement que celui des nombres , je ferai remarquer que chaque période a eu son espèce prédominante.

Lorsqu'à la suite d'une révolution ou d'une secoasse atmosphérique dont les causes sont encore iDconnoM, ces terrains secondaires se formaient de débris divers, la terre était couverte d'énormes sauriens.

Un cataclysme plus voisin de nous , celui dont la tradition nous reste, vint à son tour, après avoir balayé le sol, constituer les bancs tertiaires en les jonchant de cadavres d'éléphants , de mastodontes , enfin de tous ces herbivores alors si nombreux.

Les grands carnassiers , les tigres , les lions , les chiens géants , les hyènes , etc. , eurent aussi leur règne, et ils auraient anéanti tous les autres mammi* fères si l'homme, le plus fort de tous, n'avait pas para.

c^uaB DE l'analogie des signes. 33

OêJDB le prÎDcipe des choses^ les bomsies étaient rares ; flMMs i mesure qoe le iioflalH*e des animaux féroces diinâniMtk, celui des hommes «ugoieotait, et avec eux les ttpèees dont ils fadlHaieni Ja propagation, soit en les épaiignaflft, s<»C ea tes flonrrissant. C'est ainsi qu'après les peopies chasseurs .parurent les peuples pasteors.

C'était on pas i^rs la civilisation^ mais il en restait 4 lûre un plus grand. Bien des siècles s'écoalèrent «rant qu'on le lentâL On le fit enfin , et les peuples agriculteurs, ces véritables pères de la vie du foyer on ^ la .famille, parurent. Ce fui Tépoque des patriarches à la fois laboureurs et bergers. .Alors les hommes se nudtipUèrent rapidement , et Ton vit commencer la période des grandes migrations fondatrices.

Cependant cette fécondité de la race humaine eut ses temps d'arrêt , puis sa rétroaction : un jour , la vie n'a plus balancé la mort, et la population a diminuée C'est ce qui est arrivé en Europe durant celte période que nous nommons le moyen-âge.

Cette destruction a eu son terme , la vie a repris son ascendant. Aujourd'hui la population européenne eat dam une p^iode croissante. Si cette croissance se soutenait dans la môme proportion et qu'il en fût ainsi dans les autres parties du monde, avant peu la fiMuille humaine se trouverait doublée.

Fut-elle décuplée, si elle ne s'agglomère pas sur quelque point comme elle le fait en ce moment, si le «travail est convenablement réparti, si elle n'abandome pas anx animaux ou à une végétation parasite des contrées fertiles qui ne sont séparées d'elle par

34 CAUSE DE l'analogie DES SIGNES.

aucun obstacle insurmontable, elle vivra dans la richesse et l'abondance, comme probablement elle a véoD, car il est difQcile de croire qu'il en ait toujours été comme de nos jours, et que les hommes, s'entassaot dans les villes, aient préféré à l'espace et à la lumière les émanations putrides de ces rues sans soleil et de ces logis sans air. Non, ceci n'est pas dans la nature de l'homme ; ce nest qu'à la longue et en s'étiolaot qu'il a pu s'accoutumer à ne plus voir le ciel et à se priver de l'étendue.

Tout annonce donc qu'en d'autres temps, lorsqu'il jouissait encore de la plénitude de sa force et de sa liberté, il a planté sa tente partout où le sol était fécond et la chasse abondante, et cette présomption devient une certitude lorsqu'on y rencontre ses traces : or, nous avons vu qu'on les rencontrait dans bien des contrées.

La population de la terre a donc eu ses périodes de croissance et de décroissance, la réflexion nous l'indique comme l'expérience : si cette population avait toujours crû, la terre ne pourrait plus la contenir ; si elle avait toujours décru, cette terre serait aujourd'hui déserte.

Chercher les causes de ces oscillations de la vie, de cette hausse et de cette baisse dans les naissances ou les décès, n'est pas de notre sujet; nous voulons démontrer que ce n'est pas seulement par les débris de villes, par les restes de temples et de palais qu'on peut prouver l'existence de l'homme ; car il serait peu rationnel de dire qu'il ne date que de ces fondations, et qu'avant de les élever il n'avait fait aucune autre

Page 1