Strabon, VIII, p
3. Il n'y a pas en effet grand fond à faire sur l'auteur des parallela gr. et rom. attribués à Plutarque, qui mentionne encore, pendant la guerre du Péloponèse, .un Pisistrate, roi d'Orchomène (c. 32).
4. Polybe, IV, 33. D'un passage d'Héraclide, cité par Diogène Laërte (i, 94) il y a lieu de conclure qu'Aristodème gouverna conjointement avec son père, non qu'il lui succéda. Aucune difficulté chronologique n'empêche de supposer que sa sœur, femme du tyran d'Epidaure Proclès, et dont la fille épousa Périandre de Corinthe, avait été mariée avant la mort de son père et de son frère. Ainsi tombent les doutes élevés par 0. Muller LEgiiiet., p. 64) et par Grote {Histoire de la Grèce, tome lit, i>. 371) contre le massacre d'Aristocrates et des siens.
par la trahison de son adversaire, Andropompus, de la famille des Nélides^ Tout ce que nous savons relativement aux autres villes de Béotie, c'est que le poète d'Ascra, Hésiode, parle au pluriel des rois qui de son temps gouvernaient la contrée'. Ascra se rattachait au territoire de Thespies; on peut donc admettre qu'à l'époque fort incertaine d'ailleurs où vivait Hésiode, les chefs de ce pays portaient le nom de rois, bien que peut-être aucun d'eux n'exerçât l'autorité suprême. A Mégare, les rois paraissent avoir été remplacés avant l'invasion dos Héraclides par des magistrats électifs qui gouvernaient chacun h leur tour^ Pindare mentionne chez les Locriens, en particulier chez ceux d'Oponte, des rois descendant de Deucalion*, mais on ne peut dire combien de temps l'autorité monarchique s'y maintint. En Phocide , le titre de roi subsistait encore beaucoup plus tard, au moins à Delphes"'-, il ne représentait plus, il est vrai, qu'une dignité sacerdotale, mais prouvait toujours que le pays avait été jadis soumis à l'autorité monarchique. Les témoignages font absolument défaut pour les autres contrées de hi Grèce centrale. Au nord, l'Epire fut constamment gouvernée par des souverains /Eacides, jusqu'à la mort do Déidamie, fille de Pyrrhus; les rois et les sujets s'engagaient respectivement^ les uns à ne rien faire de contraire aux lois, les autres à maintenir l'autorité de leurs princes". Les villes de Thessalie étaient sous la domination de familles nobles, qui se glorifiaient de remonter à Héraclès, et ])armi lesquelles les Alouades et les Scopades tenaient lo premier rang. Bien qu'à propos de ces cités, Piridare et Hérodote parlent de rois et de monarchies^, on ne saurait en conclure avec certitude qu'elles eussent des chefs décorés efîectivomont du tilro do rois, pas plus d'ailleurs qu'on ne peut Sdiitonir le contraire. Dans les textes oii la Thessalie est re-