‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 103 sur 494 · I.A CITÉ GRECQUE · texte numérisé non relu

I.A CITÉ GRECQUE

présonlco conimo réniiie loulo onlière sous le sropire d'un roi, il ne faut pas cnltMidreuno monaiThio slable ou liérédilaire, mais une monarchie éloclivo à laquelle on recourait dans des circonstances exceptionnelles. La première élection que nous ait transmise l'histoire s'opéra d'une façon qui mérite d'être rapportée: des fèves sur lesquelles élai(Mit inscrits les noms des candidats furent "envoyés àDelphcs, pour que la Pythie en tirAl une au sort '. Peut-être n'était-ce là qu'un expédient dont on s'était avisé, faute de pouvoir s'entendre. Plus tard, le souverain électif est désigné sous le nom de ■:x\'iq. Ce nom étaitil en effet leur litre distinctif et originaire, auquel les historiens auraient pas erreur substitué comme équivalent le mot êa^'.Xsjç, ou bien les Thessaliens o'nt-ils eux-mêmes remplacé plus lard l'une de ces deuxqualilications par l'autre?

Parmi les colonies g-recques, toutes celles qui s'établirent dans les îles et sur les côtes de l'Asie Mineure furent d'abord gouvernées par des rois, comme l'étaient alors les métropoles d'où elles sortaient. Les rois des colonies éoliennes appartenaient à la race des Pentbilides qui descendaient du fils d'Oreste, Pentbilus, cité comme le premier guide de la mig'ration; mais de bonne heure, on ne sait au juste à quel moment, la royauté paraît avoir cédé la place à une oligarchie qui laissa d'ailleurs le pouvoir aux mains de la môme famille -. On trouve aussi dans les colonies ioniennes, une race royale connue sous le nom do Mélides ou do Codrides, dont les membres régnèrent en difTérentes villes par droit d'hérédité, et furent remplacés plus tard, notamment à Milot, par des prylanes, sans qu'on puisse dire à quel moment cette révolution s'opéra ^ Il n'est pas plus facile de distinguer si les personnages désignés dans des récits de l'ancien temps ^, tantôt par l'expression vague de maîtres ou de gouverneurs, tantôt parle titre de rois, n'étaient pas en réalité des prylanes à qui les historiens ont mal à pro-

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