‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 115 sur 494 · ALhi'iKH", \'I, p. 20 1-, A. i · texte numérisé non relu

ALhi'iKH", \'I, p. 20 1-, A. i

2. Voy. les iiombrciix léinoig'iiages ivc-ucillis pur lîuhiikiirms. dans ses notes surTimée, p. 2l:i et siiiv.

'.i. Hérodote, VII, 155 où, à la vériti', les mamiscrils (ImuieDl. K-.U-jpiwv ou KuXXyfj:'(i>v. CI'. Weleker, l'riilnj(inirii>i ml Thf'iijiiiilcDi, p. xix. •i-. Alhéuee, VI, p. -'Im I'^, eLJTl C ; Slrahoii, XII, p. ô'ri.

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que le soin dr la ctilliirc (''lail laissr loiit ciilicr on ni'.'sque entier aux I li"'ra[)OiiU;s (^oininf anx IliloLcs, cL qn une [lailio (1 ciilrc, i'UK iiahitaionl les villaj^cs, à la coniJiliiin di- j)a\t'inue l'cnh- a li'ni-> inailirs cilaijins, iji- inrnu' (|nr, d.ins d'anlr(;s pays, des (.'sclavi's vivanl loin de Icnrs niaiLrcs, S(jiLs<'nls soil rénnis dans des fal)ri(|n(!S, cxci-caicnl des ni(';lii'rs doni h; liùnélicc, dinHnn('' de la i'cd(;vancc (jui l<'nr /-lail ini|ios(';»', servait à la salisraclion du leurs besoins. Mais les Tliéi'aponles, et c'était là une dillérencc essentielle, étaient des esclaves nés dans les pays barbares et achetés à prix d'areent. Ils ne pouvaienl avoir avec leurs maîtres les rapports quentretenail, à Sparte, le souvenir d'une ancienne conquête et du pacd; (jui Tavait suivie'. D'ailleurs les liabitanls de (îhio n'avaient pas moins à redouter le soulèvement de leurs esclaves ruraux f]uo les Spartiates ceux des Ililotes, et les Géomores de Syracuse roux des Cillicyriens ; c'est ce que prouve la menace que leur lit Ipliicrate d'armer les esclaves, menace à l'aide de laquelle il put imposer ses conditions et obtenir une somme d'argent considérable-.

11 convient de mentionner, en terminant ce chapitre, les Hiérodules ou esclaves sacrés, qui payaient l'impôt aux prêtres et étaient tenus à certaines œuvres serviles. Une partie d'entre eux demeuraient dans l'enceinte consacrée à leur dieu. C'est seulement en Asie que les Hiérodules apparaissent nombreux et forment une population à part. Strabon rapporte que de son temps il y en avait, à Comana en Cappadoce, plus de dix mille, attachés au temple de la déesse Ma. l'Enyo des Grecs, laBellone des Romains*. En Sicile, Aphrodite Erycine comptait aussi de nombreux serviteurs, auxquels (^icéron donne l'épithète de venrrci et qu'il rapproche des Martiales, ou serviteurs de Mars, établis à Larinum, près de la frontière septentrionale de l'Apulie^. Dans la Grèce même, les Kraugallides peuvent être considérés aussi comme les Hiérodules d'Apollon Dclphien : ils descendaient, à ce qu'il paraît, des Driopes

ï. Théopompe, cité par Athénée, VI, 88, p. 265.

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