‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 116 sur 494 · Cicéron, pvo Cluentio, 15 ; in Ccciltum · texte numérisé non relu

Cicéron, pvo Cluentio, 15 ; in Ccciltum

RACES ET CLASSL-S 163

que, suivant la tradition, Iléraklès avait consacrés au Dieu, après les avoir vaincus. La majeure partie des Driopos avaient été transportés dans le Péloponèse, par Tordre d'Apollon, mais les Kraugallides restèrent en arrière, et au temps de la première guerre sacrée, c'est-à-dire vers la lin du vi° siècle, ils sont mentionnés avec les habitants de Crissai Leur servitude consistait surtout à verser dans le trésor du temple un tribut prélevé sur le produit des terres qu'il labouraient pour le Dieu, mais ils avaient certauiement d'autres obligations à remplir envers les prêtres. Les temps qui suivirent nous présentent de nombreux exemples d'individus isolés, cédés au dieu de Delphes par vente ou par donation, sans qu'aucune obligation particulière soit mise à leur charge ; c'était une forme d'afl'ranchissement qui assurait à Fafîranchi le patronage de la divinité". Il y avait aussi à Corinthe un grand nombre de Hiérodules, parmi lesquels des femmes qui vivaient en hétaïres, et payaient une redevance à Aphrodite, sur le produit de leur industrie''. En dehors de ces exemples, les Hiérodules ne se présentent qu'isolément. Il va sans dire que tous ces esclaves, ceux mêmes qui, donnés ou vendus à quelque dieu, étaient en réalité quitte de toute sujétion, étaient rangés cependant, au point de vue politique, parmi les affranchis, non parmi les hommes libres, et ne pouvaient appartenir qu'à la classe des étrangers domiciliés.

1. Voy. 0. Miiller, die l^aricr, I, p. i3 et 255. Soldaii a proposé sur les Kraugallides d'autri's conjectures qui ne me paraissent pas mieux fondées. Voy. Rhein. Muscuin, Vl (18:]9), p. 'tiS.

2. Voy. E. CurLius, Ancalolu Uclphica, et la reccrision ([u'on a doniiéo Meier, dans l'AlIgemJUler.Zeilung, 18'i3, p.6i2;cf.Rangabé,i4»<j'7. hrllm., H, p. 608; Wescher et t^oucart, Inscript, recueillies à Delphes, l^aris, 1803, et Curtius, dans les Ooiliwj. Nachrichtcn, 1864, n°8.

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