Aristole, l'n/it., VI
tout nommés à l'élection, du moins il n'y a pas d'exemple que cette dignité ait été transmise par héritage ; mais le droit de choisir s'exerçait naturellement dans un cercle fort étroit. A Corinthe, sous la domination des Bacchiades, les membres de cette famille étaient seuls éligibles. Ailleurs, il fallait au moins que les candidats fussent pris parmi la classe privilégiée. Il en était ainsi à Elis*, pour la gérousia des Quatre-vingt-Dix, à Cnide, pour celle des Soixante, qui n'ayant aucun compte à rendre, étaient appelés à'xvay.ove; \ La commission des ap-uvc-. à Epidaure était choisie dans un conseil de cent quatre-vingts membres ^ De même, à Marseille, quinze sénateurs étaient à la tête d'une assemblée de six cents -r'.y.oj/c, où étaient seuls admis les citoyens qui avaient charge d'enfants et dont la famille était en possession de ses droits civiques, depuis trois générations*. Thucydide signale aussi à Elis une assemblée de six cents personnes dans laquelle le conseil des Quatre-vingt- Dix, cité plus haut, formait une sorte de comité ^ Le collège d'HéracléesurlePontqui succédait à un autre moins nombreux, était également composé de six cents membres*^. Dans d'autres lieux, à Rhégium, à Crotone, chez les Locriens Epizéphyriens, à Cyme, à Agrigente, nous trouvons des assemblées de mille personnes'', et ce qui est dit expressément pour quelques-unes d'enlre elles, qu'elles n'étaient composées ([ue des citoyens les plus riches, doit s'entendre de toutes. Toutes aussi avaient au-dessus d'elles un conseil restreint, chargé d'élaborer à l'avance les sujets de discussion, et d'expédier à lui seul certaines affaires courantes. Telles étaient en particulier les fonctions des TTpicouAc. et des voy.;9jAa/.E;, dont l'existence est signalée en divers pays^ Il y a lieu toutefois de noter ([ue ce