‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 117 sur 494 · Slrabon, VI II, p · texte numérisé non relu

Slrabon, VI II, p

(»'i i.\ < I iT; (.iu;< Ml K

r.iiAiMTi'.i': (:i\()rii;.MK

OllfiAMSATlON 1>I': LA l'I'lS.SA.NCI': l'I III, lui K.

Oïl a VII i)liis li;ml <|U(' chaque cilé n'accordait li' droit do bourgeoisie ini'anx liai)ilants incorporés dans les liihus et dans les classes (]iii en sont les subdivisions. Nous avons remarqué en outre (|ue ce droit comprend des privilèg'es de diverse nature, et que ceux qui, par leur caractère politique et civique dillèrent d'une manière essentielle des attributions purement civiles et religieuses, étaient fort inégalement répartis, non seulement entre les dill'érentes races mais, dans chacune d'elle, entre les individus qui la composaient, au point qu'ils pouvaient, dans les oligarchies, être refusés totalement à quelques-uns d'entre eux. Si nous observons de plus près le jeu de la puissance publique, en suivant les trois directions données par Aristole à l'activité politique, nous voyons que le pouvoir délibérant réside partout dans des assemblées plus ou moins nombreuses, permanentes ou mobiles, ouvertes à tous les citoyens ou constituées en coUèg-es limités. Les assemblées nombreuses sont conformes au principe démocratique, les assemblées restreintes rentrent dans l'esprit des oligarchies, qui excluent les réunions générales ou en réduisent le plus possible les attributions. L'assemblée restreinte qui, sous les g-ouvernements oligarchiques, est l'organe sinon unique, du moins le plus important de la puissance délibérante, s'appelle d'ordinaire ytpo-jzix, plus rarement ocuAT,. Lagérousiaa pour caractère distinctif, qu'elle se recrute, comme son nom l'indique, parmi les vieillards, et que les places sont k vie, contrairement à ce qui se passait dans les collèges démocratiques, dont les membres se renouvelaient tous les ans'. Les anciens (yÉpcvTsç) étaient par-

Page 1