ArisloU', Pulil., VI, 5, ^ 2 et suiv
I ()H LA r.rrr^; (iniT.oiiK
magistrats les jiliis cmisidiTaliIrs sr)iil rciix (jiii oui. iiiissioti (le coiivcxjm.T ol (Ir (lirigtT les assciiildé^'s (lélil)éi-arites. Dans les petits Ktats où le rïomhre (i«îs nia;^nstrats est limité, eliacun d'eux cumule des attributions diverses; dans les Ktats plus étendus au contraire les charges sont multipliées et divisées. Onehjnefois aussi une même fonction est partag-ée entre jilusiiîurs titulaires, ("diez les poi)ulatioris où les bonnes ni(j'iirs sont en lioiinnir, il fautajoutdà la liste quipréciide les magistrats chargés de maintenir la discipline publique, de surveiller la conduite des femmes, les exercices des gymnases et les divertissements publics. Sans doute le tableau des magistratures et le partage des attributions, tels que les a tracés Aristote, u'ont été réalisés exactement dans aucun des Etals grecs; chaque pays les a combinées à sa guise, mais excepté pour Athènes, les renseignements nous font défaut.
Ainsi que le dit Aristote, les magistrats qui tiennent la première [)lac(^ dans l'organisation delà Cité sont ceux qui président les assemblées et qui dirigent les débats, surtout s'ils ont en main l'autorité nécessaire pour faire exécuter les résolutions prises. Il en était ainsi dans les premiers temps, lorsque les gouvernements étaient encore plus ou moins oligarchiques ; mais plus tard l'esprit démocratique jugea prudent de fractionner la puissance. Dans quelques oligarchies, le pouvoir délibérant n'était représenté que par un certain nombre de magistrats qui se réunissaient pour prendre des résolutions communes, et se chargeaient de les accomplir, chacun dans la mesure de ses attributions. Tel était vraisemblablement à Épidaure le collège des ap-jva-., nommés aussi iz-SKt-j-xi, c'està-dire conseillers, qui, nous l'avons vu plus haut, formaient un comité à part dans un collège plus considérable, et dont chaque membre remplissait en outre des fonctions spéciales, ainsi que leur premier nom l'indique. Mégare possédait aussi des synarchies, c'est-à-dire des collèges restreints, chargés de préparer les questions qu'ils soumettaient ensuite aux atTU[ji.vï;Ta'. , au sénat (SouXr,) et à l'assemblée du peuple '. A Messène, relevée de ses ruines par Épaminondas, les synar-
1. C'est ce que nous apprend une inscription publiée clans l'Archacol. Ztitung de Gerhard {Dmkmxlcr und Furschwigoi) 1853, p. 582.
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chies sont citées comme un collège délibérant et ayant mission de décider des affaires en dernier ressort^, mais nous n'avons aucun détail sur cette institution, et en général les renseignements que l'on peut recueillir au sujet des diverses magistratures laissent indécises les questions les plus intéressantes. Ce ne sont guère que des noms qui n'apprennent rien de certain sur la nature et l'importance des fonctions qu'ils désignent, sans compter que souvent les mêmes mots s'appliquent à des charges différentes. Si peu utile cependant que soit ime nomenclature à laquelle ne s'attache pas de sens précis, nous croyons devoir citer encore quelques titres, en raison de leur emploi fréquent, et parce qu'ils étaient en très haule considération, alors môme qu'ils n'avaient pas une grande importance politiqu(\
Le titre de roi se présente souvent après que la monarchie a disparu-. Comme les anciens rois comptaient parmi leurs prérogatives le droit d'accomplir les sacrifices qui n'étaient pas réputés sacerdotaux, on craignait d'encourir la colère céleste si les sacrifices n'étaient plus offerts par des personnages revêtus de ce titre. On choisit donc un roi pour cet office spécial;, et on lui conféra quelques autres attributions religieuses, entre autres la surveillance générale du culle et du clergé, avec l'autorité qu'exigeaient de semblables fonctions, mais sans puissance politique. Presque tous les rois dont on trouve la trace dans les siècles postérieurs ne doivent être considérés que comme des ministres duculte, dont le titre ne peut aider à déterminer l'importance lorsque aucune autre indication ne s'y joint. Le fait (ju'à Mégare et dans (jui'lqin's autres villes leurs noms st'rvaieiit à la supputation des années prouve simplement que cette charge était annuelle '.
Une autre qualité souvent mentionnée [lai' les historiens est
i. Polybc, IV, 4, S 2. il est l'ait monlioii aussi des syiiarcliiesdansdillV-renls passaj^'es des liistoriiMis et dans les iiiscriiilions ; voy. Cnritus Inscr. (jr., t. l,p. GiO, et lit, p. 93; Visclier, Hpii/rupli.iin'l iir(li:ri>lnii.lh'il)\rtjc,\). It; Uangabi'', AHli(j. hdlrn., no 70t, p. 21)U.
2. Quelques exemples de celle parlicularilé, oui élé cités plus haut, p. l'ii.
3. Voy. dans le Corpus Inscr. (jr. : pour Mégare. n»-^ iur>2 et 1057 ; pour la Clialcédoine, 3794 ; pour la Samothrace, 2157-2159. Dans celte contrée, le roi était en r.'' l'ité le premier niaj^'istrnl ; voy, Tite-Live, XLV, 5.
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(•(•lie (le |ir\l;m(', «loiil lr iidiii \i('iil sùrciiirnt di-s mi»ts -rzi, r.pt'r.z; ', i'^■ (l<'si,i;in' l''S |»iiiii rs cl les clicrs des Mlals. L<' ini on le lvi"<tn (le Syraciisf, lliôrnii , csl salin'- pai' Piiidair du ikuii de |*r\laiit'". A ( 'i.riiillir, .ipii's l'altulil mu de la rovaiitt'-, un l)i'\iaii(' ôlail c-linisi' cliaqni' aiiiH'c dans laiili(|iii- f'aiiiillc des IJaccliicidt'S jus(|iraii iiKiniciil on le ijonvciMiriiiciil olii^ai'clii(|iiu liiL l'ciivcrsr |)ar (Ajisi'dos. Le jiri'iiiiri' niai^istial poiiail limr'me nom dans la colonie corinlliiennc de (lorryif; niais])lns lard, lors(]n(' la démocratie prévalut, cette; magistrat nii- unique fut remjdacée par un collège de quatre ou cinq j)i \ iancs. dont liiii (Idiin.iil, eu qualité d'éponyme, son nom à l'année'. A l{li(3des, nous trouvons, au temps de Polybe, la prytanie ]joi'iH''e à un exercice de six mois, ce (jiii doit s'erdcndre m ce sens que deux [ir\ lunes noinni(''s [hmw une année avaient chacun à leur tour la préséance pendant un semestre. Aujiaravant, un prylane unique était nommé pour un an et toujours choisi dans la famille des Eralides, l'une des branches dos Iléraclides ''. On trouve encore des prytanes dans les îles doriennes de Cos et d'Astypalée. La même dénomination était en usage dans les colonies éoliennes, par exemple à Mytilène, où un texte, qui à la vérité mérite peude confiance, signale, au temps de Pittacos, l'existence simultanée d'un prytane et de plusieurs rois'. Plus tard, jusqu'au règne d'Alexandre et sous la domination romaine, c'est encore, un prytane qui est, à Mytilène, l'éponyme de l'année. L'existence de prytanes est attestée aussi à Éresos. Ces magistrats étaient même le sujet d'un écrit composé par un de leurs compatriotes, disciple d'Aristote, Phanias. Nous connaissons par Pindare des prytanes de Ténédos''. Une inscription de l'époque romaine constate, à Pergame, l'existence d'une prytanie éponyme, qui était un
1. -On trouve, aussi la forme upôravc; dans «les iiiserip:ions de Lesbos : voy, Franz, FJementa Epigr. gr., p. 199 et 200.