‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 122 sur 494 · Voy. C. Millier, de Cnrcyr. Repiibl., p. 31 et · texte numérisé non relu

Voy. C. Millier, de Cnrcyr. Repiibl., p. 31 et

4. Polybe, XXV1I,6; voy. aussi 0. MuUer, Die Dorier, II, p. 136.

5. Theophraste, cité par Stobée, Florileg., tit. 44, 22, p. 201 éd. Gaisford.

G. Pindare, Néméenncs, XI, v. 1 et 6.

ORGAXISATrOX DE LA PUISSANCE PUBLIQUE 171

reste de la royauté, et était dévolue à une famille unique '. On 'trouve des prytanes jusque sous la domination romaine, dans les villes ionienries d'Ephèse, de Phocée, de Téos, de Smyrne, deMilet, ailleurs encore. A propos desprytanes de Milet, Aristote remarque qu'ils avaient eu jadis une puissance presque sans limites, qui avait pu être un acheminement à la tyrannie-. Il y avait dans cette ville, au temps des Romains, un collège de six prytanes, avec un archiprytane à leur tête. On trouve la trace d'une prytanie dont l'autorité s'étendait sur toute la fédération des villes ioniennes'\ Dans la métropole de ces colonies, àAthènes,lesnaucraries avaient leurs prytanes, qui présidaient aux différents cercles d'administration. Tel était ég-alement le nom des membres composant la section en exercice des Cinq- Cents; mais ceux-là n'étaient pas magistrats. 11 y avait aussi dans d'autres Etats ioniens des prytanes auxquels manquait ce caractère'. Tous ceux qui étaient magistrats étaient sans doute chargés des attributions religieuses dévolues jadis aux rois, pourvu toutefois qu'il n'y eût pas un dignitaire décoré de ce titre, comme cela paraît avoir été le cas à Delphes, où nous trouvons d'un côté un roi sacerdotal au temps de Plutarque, de l'autre un prytane éponyme, contemporain de Philippe de Macédoine ^

Les titres de y.i~[j.zq ou y.ÔTj.'.z;, ordonnateur, et de -xyo:, chef, pour désigner les magistrats suprêmes, se présentent moins fréquemment. Nous trouvons eu Crète des exemples du premier, auquel se rallachc celui de y.cîixd-oA'.ç, en usage chez les Locricns Epizéphyriens. Les zx-^pi appartenaient aux \illes deThessalie*'; il est plus souvent question des Démiurges

Page 1