‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 133 sur 494 · AristoLc, Fnlit.,\, 12, ,^ U · texte numérisé non relu

AristoLc, Fnlit.,\, 12, ,^ U

2, Comme un exemple des lois appliquées à la police des mœurs, ou peut citer ce que Philarque ditde Syracuse, dans Athenée(XIl. p. 521 D.):«Ilu'était permis aux femmes de porter ni ornement d"or, ni vêtements de diverses couleurs ou relevés par des bordures de pourpre, à moins qu'elles ne s'avouassent courtisanes. De même, tout homme qui se parait d'iiabits rechercliés se déclarait par là même infâme. Une femme de condition ne devait pas se laisser voir dans la rue après le coucher du soleil, ou elle s'exposait à être accusée d'adullère. Même le jour, elle ne pouvait sortir sans la permission des gynéconomes et seulement en compagnie d'une suivante. »

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ne pouvait être que très superficielle, et lorsqu'on avait perdu la discipline intérieure et la dignité de la vie, les lois ni les magistrats n'y pouvaient rien.

Le principal souci des g-ouvernants, dans les Etats oligarchiques, fut de maintenir à l'abri de toute atteinte leur prépondérance pour ainsi dire matérielle, c'est-à-dire le monopole de la grande propriété qui préjuge le crédit et l'influence sur les classes pauvres. Dans cet ordre d'idées, rentrent les lois sur l'inaliénabilitô et l'indivisibilité des héritages qui ont pour but de prévenir l'appauvrissement des familles, comme dans les temps modernes l'institution des fidéicommis. Nous savons qu'à Elis des biens-fonds ne pouvaient être engagés aux créanciers que pour une partie de leur valeur '■ et que, à Corinthe, Phidon, l'un des plus anciens législateurs, non content d'interdire le morcellement des terres, avait pris des mesures pour prévenir l'accroissement de la population, de peur que les héritiers se multipliant, les parts de chacun devinssent trop petites ^ Philolaos, de Corinthe également et de la famille des Bacchiades, mais qui abandonna son pays et fut chargé de donner des lois à Thèbos, avait réglé les adoptions avec la même arière-pensée^ Bien que nous n'ayons aucun détail précis sur son œuvre, il est permis de présumer que dans le cas où plusieurs héritiers devaient se partager une succession, on désintéressait quelques-uns d'entre eux en les faisant entrer par l'adoption dans des familles sans enfants. Aristote% on l'a vu déjà, n'est pas éloigné de croire que la pédérastie fut encouragée dans plusieurs Elats, comme im moyen de parvenir au même but; bien que ce ne soit de sa part qu'une supposition, le fait n'est pas invraisemblable. Il est certain du moins que laisser après soi beaucoup de coparlageanls n'était pas regardé comme une chose sage. Déjà Hésiode conseille de n'avoir <}u'uii lils ])our conserver et pour conliiiuei- la maison. Il esl vrai (jiie d'après le vers snivanl. en supposant (|u'il ne

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