‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 139 sur 494 · lh!d. V, 2, iis · texte numérisé non relu

lh!d. V, 2, iis

*.^. Jhid.. V, 5, i; 11, pI 7. i; C); voy. plus iiaiil, p. 121.

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CHAPITH 1-: UTÏTIKME

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Le moiivoniPiit anli-oligarchiqiio, donl on reironvola U-arc dès ]evn'- siècle, n'eiil pas partout sonploin oircl. Lesg-ouvernempnts sincèremont démocratiquos étaient encore rares, mais de nombreuses concessions furent imposées aux hommes qui jusque-là avaient exercé un pouvoir sans limite. Dans plusieurs Etats, un arrangement amiable intervint entre les deux partis : on s'entendit pour conférer à des citovens en possession de la confiance générale la mission de rétablir l'ordre, par des compromis prudents. L'histoire d'Athènes nous offre l'exemple le plus célèbre et le plus glorieux en ce genre, dans la personne de Solon que, d'un commun accord, les factions, à la suite de luttes violentes, investirent de pleins pouvoirs, comme pacificateur et législateur. Les lois que Zalencus donna aux Locriens de la (irande-Grèce vers le milieu du vii" siècle, et celles dont (Ihai'ondas dota un pou plus Inrd les habitants de Catane, n'eurent tri'S probablement pas une autre orig-ine, mais l'histoire de ces deux personnag-es est fort obscure et remplie de contradictions. Les plus savants d'entre les anciens ne possédaient sur leur compte que des notions très insuffisantes'. Leur (ruivre est aussi plus célèbre que connue, et s'il s'en était conservé quel(|ue chose chez les peuples pour ipii elle avait été com|insée, le temps lui avait fait subir de lelles altérations (juil était bien difficile <le l'cstauier h>s (It'hris (pii eu snhsislaient. Cependant le rtMiom de ces lois fil naître de bonne heure che/.quelques théoriciens l'idée de fabri- (picr. sons In, protection d'un gi'iind nom. drs l(''gislati(»n>

I. (Quelques ani'ii'iis, Tiincf pai- ex., nicllaiciil ili'jà l'ii dniilo mi ni.iii'iil iiirme l'oxislcnoi' <\i' /alruciis; vi\\-. (liciTOii. ilr Lnjil,.. II. |Ci. Cf. .\ttti'i. Jnris finlil. ilr., y . S'.l, n. S.

188 i.A < iTi^: OREr.on;

iiindMos dans Icsfjncllcs ils faisaieiil crili'cr assurémonl des frai^nicnts autlicnlifjiM's, mais où ils m<'(l;ii(;til surtout du Jour '. De CCS coiiij)ilali()iis, qui surprenaient déjà la bonne foi de Cicéron, viennent non scnlenii'n! les ]in'';inilinl('s (|mc nmis a conservés Stoliée, mais aussi les extraits auxquels n'a j)as craint de donnei' jjlacc un liistorien sans critique, Diodore de iSicilo. On peut ajouter plus de confiance à la tradition d'après laquelle Zîileucus aurait, le premier, fixé ses lois à l'aide de l'écriture, deux siècles environ après que Lycurgue avait donné aux Spartiates ses pvjOp.'.. IMttacus, de Mytilène, était contemporain de Solon. Lorsqu'un tyran nommé Melanchrus se fut emparé du pouvoir, prâcc aux luttes violentes des factions, et eu eut été dépouillé presque aussitôt, Pittacos fui chargé de gouverner le pays et do lui donner des lois. La môme mission avait été confiée en Euhée à un certain Tynnondas, peu de temps avant Solon-. On voit dans Aristote et ailleurs que souvent, pour mettre fin à des dissensions intestines on recourait à cet expédient de donner l'autorité à un souverain unique, qui prenait le nom d'a^symnète\ c'est-à-dire tyran élu. Quelques-uns étaient revêtus de cette charge leur vie durant, d'autres pour im temps déterminé ou jusqu'à l'entier accomplissement de leur tâche'. Denys d'Halycarnasse compare les œsymnètes aux dictateurs romains qui, à la vérité, étaient élus aussi à l'occasion de luttes intérieures , mais qui ne recevaient pas le pouvoir pour toute la durée de leur vie ni pour un temps illimité, et qui n'étaient pas investis de la puissonce législative''. C'était une coutume chez les Thessaliens

1. Athénée (XIV, 10, p. 619) rapporte, d'après Hermippus, qae les Athéniens cliantaient aussi les lois de Charondas: il existait donc des sentences morales rythmées et attribuées à Charondas.

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