‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 140 sur 494 · Plutarque, Solon · texte numérisé non relu

Plutarque, Solon

3. Aristote, PoliL, III, 9, i; 5. A'tff-Jijvrjr-,; de alux signifie proprement celui qui attribue à chacun ce qui lui revient. Le même mot, dans VOtl)/ss&. désîgne le juge du combat ; dans l'Iliade, où on le trouve sous la l'orme aiffurjri?, condamné par Aristarque, il signifie roi.

4. Des [psymnètes sont cités dans différents textes, comme exerçant une magistrature perpétuelle; voy. Etym. M., p. 39, 16. Cf. Curtius dans les Benkmwlerund Forschimgen de Gerhard, 1853, p. 382. On trouve aussi la forme a'i<7ij;j.vT|Tr);. Voy. Vischer, Epigr. itnd archœol. Beitrœge, p. 43.

5. Denys d'Halycarnasse, Antiq. rom.. V, 73.11 va sans dire que les dicta-

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de choisir ea dehors dos partis, pour mettre fin aux dissensions civiles, un amiable compositeur {ôîpywt [j.z'iiy.o:), et de mettre des troupes à sa disposition comme sanction de son autorité '. Ces arbitres peuvent être aussi rapprochés des cesymnètes, dont plusieurs eurent un corps armé sous leurs ordres. Le mandat des cesymnètes consistait surtout à donner une Constitution qui fût du goût de tout le monde ; c'est ce que fit excellemment Solon ; mais souvent il suffisait de les opposer comme une barrière aux caprices autoritaires des magistrats mis par là en demeure d'obéir à des loisformelles.DumoinsAristote ou l'écrivain quel qu'il soit, auquel est dû le 9<' chapitre du IP livre de la Politique, afiirme que Piltacos donna des lois nouvelles sans changer la Constitution, et qu'àce rôle s'était borné aussi le prédécesseur de Dracon, Solon. Zaleucus et Charondas ne sont pas présentés non plus comme auteurs de Constitutions. Les éloges qui hîuront été décernés s'appliquent uniquement à la justice et à la précision de leur lois. En fait c'était déjà un progrès assez sensible que les dépositaires du pouvoir, qui ne suivaient jusque-là d'autre règle que leurs caprices ou des coutumes mal établies, et subordonnaient trop souvent le droit à l'intérêt de leur situation, fussent tenus d'observer une règle constante". Une semblable réforme supposait nécessairement une autorité répressive qui veillât à l'observation de la b^i et, en réprimant les abus de la puissance, assuiàt au jieiqilc le bienfait d'une justice impartiale; mais en quoi consistait cette garantie, nous ne saurions le dire.

Liires lit! Sylla et de Césai" étaieuL très diUefciUes de l'aiiciciiiii' dictatun', d'origine purement romaine.

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