Ibid , IV, 12, §9 et VI
?.. Ibid., IV, 5, i^ 5.
4. Ibid , IV, iO, §7 et 8. Platon élabliL une disposition semblable dans tia Cité modèle {de Legib., VI, p. 764). Naturellement il n'est pas question de
ni temps à perdre ni solde à espérer, nég^ligeaient de se faire inscrire. Dans les démocraties pures, au contraire, qui attiraient la multitude par Tappàl de la solde, c'étaient les riches qui, surtout lorsqu'ils n'encouraient aucune peine, se dispensaient d'assister à des réunions où ils se sentaient impuissants. En ce qui concerne les membres du Conseil chargé de préparer les travaux (6îjA-r/), les deux démocraties ont cela de commun qu'ils ne sont pas nommés à vie comme ceux du sénat qui fonctionne dans les gouvernements oligarchiques [ytpz'j-ix), mais seulement pour un temps déterminé. Ce temps est au moins d'une année pour les États sagement pondérés et ne dépasse pas six mois pour les autres ^ Les nominations dans les premiers se font au choix ou, si le sort en décide, il ne peut porter que sur certaines classes de citoyens, distribuées d'après le cens. Au contraire, dans les démocraties pures, tout citoyen qui n'est frappé d'aucune incapacité peut être membre du Conseil. La compétence du Conseil est naturellement plus étendue chez les peuples jouissant d'institutions tempérées, oi^i aucun sujet de discussion ne peut être porté devant les assemblées populaires, sans avoir été soumis à son examen préalable et où plusieurs branches de l'administration lui sont exclusivement dévolues, tandis que, en pleine démocratie, la part du Conseil dans l'administration directe des affaires se réduit à peu de chose ou à rien, et que souvent môme il est dispensé de tout travail préparatoire. La responsabilité du Conseil est admise dans les deux modes de gouvernement; mais c'est seulement dans les démocraties pures que ces sortes de fonctions sont rétribuées. Les magistratures sont conférées aussi diversement, suivant l'esprit (|ui anime la démocratie. Pour hi plupart, sinon [)0ur toutes, c'est le sort qui décide dans les républiques radicales, afin que tout le monde ait chance d'y parvenir-. Quelques Etals cependant, comme Iléra'aaurap-
priyei' aux citoyens leur assistance A l'assemblée du peuple. C'eLail là la ylu (le la flémocralle, suivant l'expression qui^ Déinade appliquait au Oïopixôv ; voy. Plutarqiie, Qiixst. Plitlon., X, 'i.