‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 157 sur 494 · Oratio pru FIncc'i · texte numérisé non relu

Oratio pru FIncc'i

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que le Conseil ait [iris sus conclusions, sauf au {K.'uplo à les ucccplcr ou à les rojelcr. Lo peu[)lc a aussi le droit de changer, d'ajouter cl de présenter directennent toutes les motions (|ni i(Miln'iiL dans les j)i'0[)()silii>MS du Conseil. Pour celles qui n'y ont pas rappoi'l, elles doivent, dans les Etats bien organisés, être soumises préaliiblement à ce Conseil, qui les renvoie aupeu{)le avec un a\is favorable nu non, quelquefois aussi sans se prononcer; mais dans les démocraties absolues on s'aiïrancliit de ces formalités, et on ne se croit tenu en aucun cas de déférer au Conseil les motions dont on prend rinitialive. Les objets dont lAssemblée décide souverainement sont surtout le choix des fonctionnaires et le jug-emcnt à porter sur leur administration'. On a vu que, suivant Aristotc, il est à craindre que le peuple privé de ces droits se croie méprisé de ses chefs et leur devienne hostile. Sont aussi de la compétence du peuple les questions de paix ou de guerre et les dispositions législatives d'un intérêt général; on peut toutefois distinguer les deux modes de gouvernement à ce signe que, sous le régime de la démocratie tempérée, les cas particuliers sont laissés, dans chaque branche de l'administration, à la décision du Conseil ou des mag-istrats, tandis que chez les peuples livrés à la démagogie, l'Assemblée générale s'efforce d'attirer tout à ellc^ De là résulte un encombrement d'affaires qui exige des réunions nombreuses et fréquentes, ce qui force d'alfecter à chaque citoyen présent un salaire ou une indemnité. Cet usage n'existant pas dans les républiques sages, on n'a pas à craindre l'affluence des pauvres et des gens de basse condition ^ Quelques-uns de ces Etats avaient établi que les citoyens en droit d'assister aux assemblées, et qui voudraient user de leur prérogative, se feraient inscrire sur des registres, mais alors c'était une oblig-ation pour eux d'assister aux séances, et ils ne pouvaient s'en dispenser sous peine d'amende \ On gagnait à cela que les pauvres n'ayant

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