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eu que ce quelles méritaient. Plus de la moitié des assistants se rangent à cet avis et retournent chez eux; le reste prend les armes. Ulysse et les siens vont à leur rencontre, une bataille s'engage, plusieurs succombent, jusqu'au moment où Athêna intervient entre les combattants et met lin à la mêlée. Généralement, c'est le roi qui convoque le peuple, après avoir pris conseil des Anciens. Cependant nous voyons dans Y Iliade qu'Achille so charge de ce soin, sans avoir demandé préalablement l'avis d'Agamemnon, et Agamemnon ne se plaint pas que ses droits aient été méconnus. Il n'est pas douteux cependant que les chefs particuliers fussent vis-à-vis du chef suprême à pou près dans le même rapport de subordination que les Anciens. Jusqu'où pouvaient aller leurs prérogatives en pareille occasion ? Homère ne le dit pas. Pour ce qui est d'Ithaque, on ne peut s'étonner qu'en l'absence du roi que personne n'avait mission de remplacer, d'autres prennent sur eux d'assembler le peuple, quand les circonstances le comportent. — La convocation so fait par des hérauts que l'on envoie de tous côtés. On se réunit près du palais ou en tout autre endroit convenable à cet etfet: à Ilion, c'est dans la citadelle ; dans l'île de Schérie, sur le port '. Lomplacoment choisi est pourvu de sièges, sinon pour tout le monde, du moins pour les princes et les nobles-. Celui qui veut parler devant le peuple reçoit de la main du héraut un sceptre en forme de bâton, indice de la fonction publique que remplit l'orateur ^ Il n'y a pas de tribune ; on se place pour parler à l'endroit d'où l'on doit être le plus facilement entenihi. Il n'est pas vraisemblable que le droit de tenir le sceptre et do haranguer le peuple appartienne exclusivement aux nobles ; du moins, Homère ne