IL, vu, 3'i.j; 0'/., viii
2. Od., I, 373; ii, 14; vui, G cl 1(). Dans un autre passage (ii, 26), où le poêle dislingue les mois àyopr, ri Oôwxo:, le dernier, qui suppose que l'on iHait assis, désigne sans doule une réunion à laquelle les chefs seuls prenaient part. Dans les assemblées de l'armée devant Troie (aYopai), la toute aussi était assise, mais il ne pouvait y avoir de i>laco qu'à la condilion de s'asseoir par terre. Voy. IL, n, 9G ; vu, 41'i ; xvn, 2'i7.
3. IL, 1, 234; xxni, 5G7 ; voy. aussi Nilzscli, Annh'rhttinjin zur Od., Il, 35.
Mi i.A ciiKCK iiomTciuoi i:
Iniirnil aiicini cxcmjdi! <|iii In pioiiv);. (le n'i'sl pas, un rllct, coniiiiu oiuLt'ur *\\ir 'l'Iicisilo jticiid l;i paroli; ; il iit; s'avance |ias \i' sfeplre en inaiii; son dist-ours nfsl (|ii'nnr Sdi'lii- arro- ;^anh', (ju'lllysse lui fail expier par des injures (il des eoups. aii\ applaudissenienls de loule l'assemblée '. Tliersitu eùl-il encore été coupai)le d'inconvenance, s'il se fût exprimé librement ('t dtM'ciinncnl? La scène de J'Iiiadf n<' prrmul j)as de se prononcer sur ce point, (le (piaillcurs l'idydamas dil à Hector, (]U il « ne coiivient pas à un sinipU; citoyen de blâmer l'avis des cbefs », ne saurait trancher la question. Il est cependant hors de doute (|ue, dans la règ^lc, les nobles seuls prennent la parole, que le peuple ne vaut que comme multitude, et qu'isolément, aucun de ceux qui le composent ne compte, suivant l'expression d'Ulysse, ni dans les batailles ni dans les Conseils". Nulle ])art il n'est question d'un vote auquel le peuple ait été formellemenl admis. L'assemblée ne manifeste que par (les ci'is son assentiment ou son blâme; toutefois^ lorsqu'il s'agit d'une entreprise qui exi^e le concours du peuple, rien dans riomère ne fait soupçonner que l'on ait un moyen de l'y contraindre.
La seconde fonction de la royauté consiste à rendre la justice. ?]n raison de leur autorité dans le Conseil, les rois sont appelés lt>yj'Kr,r^ipoi ; comme justiciers, ils portent le nom de c'./.as-éAc. Ici, encore,, les Anciens ont part aux attributions royales ; mais on ne peut discerner, d'après Homère, les questions que le roi se réserve pour lui seul et celles qu'il doit trancher avec l'assistance des Anciens, pas plus qu'on ne peut décider si le choix des Anciens admis à juger appartient au roi ou aux parties. Plusieurs passages prouvent que le droit de rendre la justice est le privilège qui rehausse le plus la royauté aux yeux du peuple. Ulysse ne connaît rien au-dessus de la gloire d'un prince irréprochable et craignant les dieux, qui fait régner la justice parmi ses sujets : « Là, dit-il, le sol fertile produit l'orge et le blé, les arbres sont chargés de fruits, les troupeaux prospèrent, la mer fournit des poissons