‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 180 sur 494 · Schol. de Pindare {Olymp., VI, v · texte numérisé non relu

Schol. de Pindare {Olymp., VI, v

4. Ephore cité parStrabon, VIII, p. 361. Voy. plus haut, p. 227.

LES PÉKIÈQUES 241

chacun dos districts ayant été dédoublé et placé sousTaiitorité d'an gouverneur. Oa a prétendu, il est vrai, d'après Isocrate, que les Périèques étaient directement soumis à la juridiction des magistrats résidant à Sparte, et l'on s'est fondé sur le droit conféré aux Ephores de mettre les Périèques à mort sans jugement ; cette objection ne supporte pas l'examen. Les expressions d'Isocrate {x-az'-o'j; x-ov-zhy.:) ne doivent pas s'entendre de g'aranties omises par une juridiction qucdconque; il s'agit de mesures violentes, que la raison d'Etat autorisait les ICphores à prendre contre les P(''rièques.

En ce qui concerne les obligations imposées aux Périèques, nous savons seulement qu'elles consistaient dans le service militaire et dans l'acquittement de prestations dont nous ignorons la nature et l'importance; il est probable qu'elles n'étaient pas les mêmes pour tous. Après leur première lutte contre Sparte, les Messéniens déjà soumis, mais non pas encore confondus avec les Hilotes, furent imposés à la moitié de leur revenu'. On peut admettre que la même charge pesait sur les Périèques les moins bien traités, mais que d'autres en étaient quittes à de meilleures conditions. On a vu qu'ils servaient non seulement comme troupes légères, mais aussi comme hoplites; c'était encore un moyen de créer des dillerences. Déjà, vers la (în du vu'' siècle, des Périèques combattaient dans les rangs des Spartiates-; il y avait à Platée cin([ mille hoplites Spartiates et autant de Périèques, sans compter cinq mille autres environ, armés à la légère''. Léonidas avait aux Thermopyies sept cents Périèques et trois cents Spartiates seulement'\ Enfin, à la hatailh-; de Leuctres, d'où C.léombrote s'enfuit à la tèle de quatre cohortes (vipa-.), comprenant au moins deux mille honnnes, on ne comptait que sept cents Sparliates^'; le l'este se composait donc de Péri('(iues et peut-être de Néodamodes. Les Périèques ne fouinissaient pas seulement de simples soldats; il n'est ]tas doiileux (juils JussiMit

1. Voy. les vers de Tyrlée coii.scrvrs piu' i';ius;iiii;is iJV, li, ?i "5.)

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