Aristole, /'«///., II, 0,55 IJ
2. l'Iutaniiie, Li/riinjuc, 8. Ces iioiiilji't's soiil l'viiji'iniiii'iil di-s iininlin' iinids i|iii ne pcnvcnl i-'lri' pris à la riii'ui'ur.
2W , co.Nsi I II rio.v i)i; si'Mtri-:
Il (Mil jamais l'on in'- iiih' n'iiiiidii (!<• jiliis de dix iiiill(! Iiuniiiics'. Ah Iriiips i\r l^\ (•iiri.'iic, dans la |irciiiirri' moilii'; du ix'' siècle, les écrivains lusjiliis dij^nes de loi varicnl dr qualnî iiiillo riiiij coiils à six mille; un sit;clu ol demi plus lard, on on coniplail neuf mille-. A cette époque, c'est-à-dire après la première ^-^ucrre deMessénie, eut lieu le dernier partag^e général des terres qui ait assigné à tons les Spartiates des lots d'éirale étendue. C(( ])ai'ta,:^e n'étail que l'appliralion du princijie sur Irqmd icjiosail, la (ionslidilioii. Le re'venu de la Iimtc (jiic les Spartiates faisaient ludliver par des llilotes devait suppléer au tiavail pt.'rsonnel qu'eussent exigé les besoins du propriétaire et lui permettre de vaquer à ses devoirs civiques; en outre il fallait que les domaines fussent de même valeui', afin d'elTacer autant que possible lesdiiïérences entre les riches et les pauvres, source continuelle de division. Conformément à ce principe, le sol avait été partagé aussitôt après la conquête dorienne". Plus tard, lorsque le nombre croissant des citoyens eut troublé l'équilibre, on tenta de réparer Tinégalité des fortunes, par une nouvelle et énergique application de la loi agi'aire. Tout le pays, y compris les conquêtes récentes, fut divisé entre les citoyens, dont le nombre était alors de quatre mille cinq cents ou de six mille. Enfin, quand, après la première guerre de Messénie, le nombre des Spartiates s'accrut encore d'une manière notable, et que l'égalité fut de nouveau troublée, le roi Polydoros profita des nouvelles annexions pour opérer le dernier partage général des terres : neuf mille lots égaux furent distribués à un même nombre de Spartiates. En même temps on divisait, dit-on, le pays des Périèques en trente mille parties. Cette indication suffit pour donner l'idée du rapport numérique que Ton supposait alors exister entre les Périèques elles