‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 186 sur 494 · LES SPARTIATES · texte numérisé non relu

LES SPARTIATES

Spartiates; mais il n'est guère possible d'admettre que l'on ait tenu à répartir la propriété chez les Périèques avec une égalité scrupuleuse. Après Polydoros, il y eut bien aussi des partages entre les citoyens, lorsque l'Etat jugea opportun d'attribuer aux pauvres une partie du territoire demeuré en sa possession; ce furent là toutefois des opérations rares et isolées. On ne peut déterminer la teneur des lots, il suffit de savoir qu'ils devaient être assez étendus pour que le revenu fît vivre le propriétaire^ ainsi que les Ililotes qui les cultivaient, et dont sept familles en moyenne étaient établies sur chaque fonds. Ci'S terres étaient choisies autant que possible près de la capitale, dans la région centrale qui s'étendait le long de l'Eurotas, depuis Pellène et Palladio jusqu'à l'endroit où la rivière se jette dans le golfe de Laconie ; de là elles se prolongeaient sans doute sur la côte orientale du golfe jusqu'au promontoire Maléa'. Le territoire consacré à cet usage n'était pas d'un seul tenant; il était interrompu par plusieurs villes réservées aux Périèques, dont quelques-unes touchaient presque à Sparte, Toutefois un grand nombre de Spartiates possédaient aussi des biens-fonds en dehors de cette contrée, surtout en Messénie ; la distance n'était pas une cause de défaveur sensible, attendu que les propriétaires liabitaicnt à la ville et ne résidaient jamais sur leurs domaines, se bornant à en recueillir les revenus. Ils n'en avaient pas d'ailleuis l'entière propriété et n'en pouvaient disposer d'aucune façon : il ne leur était permis ni de les partager ni de les céder à titre onéreux ou gratuit, non plus que de les léguer par testament". L'Etat demeurait propriétaire; les possesseurs du fonds n'en avaient que l'investiture, et il n'est pas douteux quelorsqu'uiu' famille venait às'éteiiulre, la terre fît ret<tur au domaine public. Nécessairement, on devait se préoccii[>er de maintenu' autant que possible dans les mêmes limites le nombre des familles et 1 étendue de leurs possessions,

1. Cola résutto, des dispositions prises par Agis 111 el rapporléos par IMiitarque dans ta Wc déco prince (c. S), dispositions (pii n'avaient prol)al>leniiMil d"antre tjuL que d(^ rélal)lir t'am-ieii oi-dri' ilc clinses. <"."esl aussi t'upinioiide 0. Muller {Doricv, H, p. 4:5).

'J. tléraclide de t'oni, ". ; IMuhirque, .l|//>'. c. .">, cl Inslil. hir(i)i.,'t2.

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