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mais sur 1rs iikin i'ii> (|iic I on rniplds ,iil |i(iiir \ pai venir, ikius SDiliinrs i(''(liiils ;i (1rs cmi jcrl mes (|iii sdiil en lin di' (MiITipte d("' |)cii d'iilHih'-. Tniil ce (jiic iKiiis [Kiiivons ariirmor, c'est qtic l'on vt'illail ;i Cl' (|ii(' les lainillcs sans cnfanls rompliss(;ril Irnrs \i(l('S en aditplanl les lils de familles alliées, el que li-s oi'- [dndim's rirlies (''[lonsasstml des linmmcs mal pourvus du cuir de la l'orlnni;. Si ces moyens nélaieni |iasapplieal)les. un v suppléail, (lu moins aux ('-piques n^culcies, par des concessions de terrain dans les contrées encore indivises et par l'envoi de colonies, l'infin, à défaut de ces ressonrces, el les difficultés durent en ellet augmenter avec le temps, le seul remède possible était que jdusieurs frères vécussent ensemble du revenu de la terre, en y joignant le \u'\i (|u"ils poux aient posséder d'ailleurs. Dans ce cas l'aine était le ciief de la maison (é-t'.:7:z;;.o)v) ; à lui revenait le soin d'entretenir ses frères, et lorsqu'il se mariait, la femme même était mise en commun'. Cette promiscuité tenait-elle à une prescription de la loi ou seulement à la force (le la coutume? La démarcation est bien difficile à établir, dans un pays où il n'y avait pas de législation écrite. Xous devons ajouter que les mesures tendant au maintien de ré<j;alité, telles que lesadoplions etles uuu'iaces disproportionnés, nefurent pas t(Uijours appliquées très logiquement. Nous ne voyons pas. par exemple que l'on ait interdit la réunion de plusieurs fonds entre lesmains d'un propriétaire unique, comme cela put arriver par la mort d'un citoyen sans enfants, laissant pour héritier un frère déjà pourvu.
Ce cas cependant dut se présenter souvent en temps de guerre. Ce qui sans doute empêchait l'Etat d'intervenir, c'était l'espoir que dans les familles enrichies au delà do leur part surgiraient plusieurs héritiers, qui un jour ou l'autre nécessiteraient un partage. Quoiqu'il en soit, il est constaté que des inégalités s'étaient de bonne heure introduites dans les héritages, et que l'on s'était efforcé de les combattre par des moyens légaux. Sparte avait en effet beaucoup moins de l'aison qu'aucune autre cité de reculer devant l'application des lois agraires, puisque le citoyen n'était que détenteur
I. l^nlyl..'. l-:.vrrq,ta V<lfin,,i'l. \]\J\. p. SJ'.L imI. lillltsch.
LES Sl'AHTIATKS 2ol
(k's biens et que la propriété en était réservée à lÉtat, qui ne pouvait abdiquer le droit de réprimer une inégalité jugée dangereuse pour la chose publique. Lycurgue le premier fit des efforts en ce sens, et déjà dans le siècle qui suivit, un oracle' mettait les Spartiates en garde contre raccumulation des richesses, c'est-à-dire contre la réunion de plusieurs fonds de terre en une seule main, car il n"est pas question d'une autre source de fortune. La nécessité d'avoir des terres disponibles pour en doter les hommes sans moyens d'existence fut une des causes qui décidèrent la guerre de Messénie -. Les ell'ets répondirent à l'espérance des Spartiates; du moins un long' temps se passa où rien ne fait soupçonner que le trouble apporté dans l'égalité ait rendu nécessaires de nouvelles dispositions légales. Mais, lorsque le jour commence à se faire dans Ihistoire, quand on peut interroger sur la république de Sparte Thucydide et Xénophon, l)eaucoup d'indices s'otfreni à nous, d'où l'on peut inférer que la disproportion des fortunes n'était guère moins grande là qu'ailleurs. Il esl clair, en effet, que, d'après le cours habituel des choses, l'égalité, si elle n'esl pas rétablie de temps à autre jiar quelque mesure extraordinaii'e. tend à s'altérer de plus en plus. Les guerres dans lesquelles des possesseurs de biens-fonds mouraient sans enfants, ou des événements naturels tels que le tremblement de terre do l'an 4Gi, qui coûta la vie à un grand nombre de jeunes Spartiates, euj-enl pour conséquence l'extinction de plusieurs familles, dont les domaines seraient échus à des cidialéraux sans rintervenliiui de la puissance publique. Ainsi les uns se seraient enrichis, tandis que d'autres seraient restés pauvres, et que leurs héritages, pour peu qu'ils eussent été divisés, auraient été réduits à rien. Les biens pouvaient tomber aussi entre les mains d'orphelines qui, si le consentement de la famille eût suppléé à celui de l'Klal, auraient plus souvent épousé des hommes i-iclies (jue des hommes s;ins pati'imoine. Ajimtons il cela (jiie depuis la i:iiei're du l*elii|Htnèse. heaiicoiip de gens
I. \'iy. lMulari|ii('. Aijis, c '.>, ;ivi'c les niili's i\v Scliu'Uiaiiii sur ce |j;iss:iuo, cl Inslil. Ldfim.. il cl VJ.
■J. rMulurquo, Aimphl . Ijunn,.^. v. Pulydorns, 'J d. i. p. 28."). cil . jiiilott.
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roNKi ni ri(»\ m; si'acii:
;i\;iit;iil, ;i l.i l;i\ riir des r\ ('•in-mciils, aripiis des rii-luîsscs cn])sidénildiis m drliois di- Iciii's Idciis-I'iiiids, td (|ui! r.'uifii'mn' loi j)arl;i((indlc élail itilcidil la possiîssioii dt; l'or (d di- lai^t'iit fut, rnininc nous le veiToiis [dus loin, i-IimIim! d'filjru'd. jiuis imjdicib-meiil uhrn^ée. ImiIîm riiié^'alilc di'\iiit siirloul mruiin.'stc, lois- (|u"un cf'rlain l'l[)iladrim lil ailM|ilcr la loi (jui aulni-isail (diacuN ;i disposer de sou i)it'ii par donation eiilre-vits ou par Uîslanieiil, d'où oi^LIc cons(''(jU(!iH'(' que les jtauvrcs se laissi-i'eril tacijenicnl iicrsiiadcr de ('('drr li'urs hiiMis aux rirht'S, iiiovenuanl un prix (|ni, une fois dissipé, les laissait sans ressources '. La loi d'Kpitadeus ne permettait cependant pas les ventes immobilières, mais il saute aux yeux qu'un contrat de vente [HUivail farilcincul se dissiuuilcr sous la forme d'une donaliou ou d un lei^s -'.
La disproporliori des fortunes dut avoir pour effet d'introduire dans la vie publique des Spartiates une tendance oli^^archique. Lu apparence le principe de l'égalité fut toujours maintenu; les lois ue faisaient aucune distinction entre le ri(be et le pauvre; elles les soumettaient à la mémo discipline et au même régime, et leur assuraient les mêmes droits. Chacun semblait être estimé suivant sa valeur personnelle, sans égard à la fortune et pouvait parvenir aux honneurs. Il régnait donc à Sparte une égalité vraiment aristocratique, dans le bon sens de ce mot"', et tous les citoyens pouvaient être justement appelés b[j.oXz<., car ils formaient un peuple d'égaux devant la loi *; mais dans la réalité la richesse ne pouvait pas ne pas créer un privilège, même au point de vue de la considération. Pour l'éducation des enfants, pour les repas en commun, la manière de se vêtir, et en général pour toutes les choses extérieures, l'égalité paraissait soigneusement observée ; cela n'empêchait pas les riches de s'estimer au fond plus que les pauvres et de parvenir plus aisément aux postes élevés. Lorsque Sparte prit