‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 198 sur 494 · Plutarquo, At/rsilus, lU · texte numérisé non relu

Plutarquo, At/rsilus, lU

5. Xéiiophoii, (/(.' llrpubt. Laœdxm., 13; cf. Ilaasf, p. 202.

6. Tliuovdide, V,03; Diodoro, XII. T.'"*. Cf. Haaso. Luctilirat. Tliurijdidca', p. 8U.

206 citNsrnciioN i»i: si'MtTi-:

LfîS l'ois ne hitilN iiiciil ii:tl tlicllcill'-iil. t'Xr'rci'l' il ('MX seuls |('S loiicliniis jiiilici.iin'S. Les l'itlion-s (^1 d'aiilifs iiiuL^islrals (loiil il si'i;i (jiK'sLioii plus loin jjHila^caieiiL ce soin avec (;iix. Ils sr ii'scivait'iil loiilcfuis de Iraiulicr les rjuestions relatives ail iiiaiiai^c des (iiidicliiirs, |()rs(|ii"il \ avait désaccord entre les jtarciils (pii leur rcslaidil ' . On pont sans crainte ajouter (pril en riail de inèiiie jxiiir Ions Jes procès confernanl les droils des familles el les questions (riiéritai:(\ (Vêtait toujours devant les rois par exenqde que devaient être faites les adoptions. Ils ju^:;eaient aussi les litiges ayanl'poiir objet l'entretien des voies jiuhliques, par cette raison sans doute qu'ils étaient particulièrement intéressés, en tant que chefs militaires, à ce que rien ne retardât la marche des armées. Les rois de Sparte, comme les rois homériques, rendaient la justice gratuitement ; mais ils tiraient d'ailleurs des revenus considérables ; outre les redevances auxquelles ils avaient droit comme prêtres el comme chefs d'armée, il y avait, dans le pays des Périèquos, des districts importants qui leur étaient attribués, et dont ils touchaient l'impôt-. A la ville, chacun d'eux occupait séparément une maison simple, il est vrai, et de peu d'apparence, mais entretenue aux dépens du trésor public. Leur table ne leur coûtait non plus aucun frais ; on leur servait des portions doubles^ Leur fortune privée devait être considérable, à en juger par les amendes auxquelles furent condamnés quelquesuns d'entre eux. En prenant possession du pouvoir, le roi faisait remise aux Spartiates de toutes leurs dettes envers ses prédécesseurs et envers l'État, et probablement payait les dernières de ses deniers. C'était là une sorte d'amnistie, quelque chose d'analogue au don de joyeux avènement, dont l'usage s'est conservé, à chaque changement de règne, chez un ii'rand nombre de nations modernes.

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