‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 197 sur 494 · Hérodote, VI, 58; Xénophon, Hellen., V · texte numérisé non relu

Hérodote, VI, 58; Xénophon, Hellen., V

LES ROIS 26o

dote, libres de porter la guerre où bon leur semblait; quiconque eut tenté de les en empêcher eut été voué aux malédictions publiques'. Il faut croire cependant que ce droit excessif n'était en usage que dans les temps reculés et que même alors il n'appartenait qu'aux deux souverains réunis. La coutume était en effet qu'ils commandassent l'armée en commun; mais plus tard on jugea prudent de concentrer le commandement entre les mains d'un seul, sauf à le contenir dans des limites que nous indiquerons plus tard-. En campagne l'État pourvoyait aux besoins du roi et de son escorte ; une part du butin, qui parait n'avoir pas été moindre que le tiers, lui était dévolue ■\ Mais lorsque les Spartiates se lancèrent dans des entreprises plus considérables et envoyèrent à la fois plusieurs armées dans des contrées différentes, le commandement ne put être toujours confié au roi. Une seule fois il arriva, durant le développement de leur puissance navale, que le roi fut en même temps chef de la flotte et général d'armée*. Les officiers immédiatement subordonnés au roi portaient le titre de polémarqucs; pour Taider dans les soins de l'intendance et de l'administration militaire, on lui adjoignit trois commissaires pris parmi les 'z\}.zXz:, qui avec les polémarqucs et d'autres personnages sur lesquels les renseignements nous manquent, composaient son entourage intime et son conseil de guerre ^ Dans la lutte dont le Péloponèse fut le théâtre, le mécontentement causé par les opérations militaires du roi Agis lui fit adjoindre un autre Conseil de dix Spartiates, sans le concours desquels il ne pouvait rien entreprendre; mais ce fut là une mesure passagère, non une institution durable ''.

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